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Anatoli

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Everything posted by Anatoli

  1. Superbe compte rendu, Mog !!! Bravo. Je rajouterai des photos un peu plus tard... Vivement samedi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
  2. Super soirée, Jo... Et merci ! Bons points : - (Jo) Avec le Zeus, le camp des IAs était plus "réactif" et moins passif. - (Anatoli) Très immersif ! Stressant ! Mauvais points : - (Jo) Ma gestion du Zeus pour enlever les corps ; plusieurs fois, en faisant cela, j'ai aussi éliminé le véhicule dans lequel étaient les IAs... ce qui est moyen... - (Anatoli) manquait une radio pour que les groupes se coordonnent. Peut-être faudrait-il que plus de personnes aient des cartes pour ne pas "subir" la carte et les événements. Vivement la prochaine !
  3. Hello... Juste quelques screens de la section d'Artic... C'était une soirée sympa, et une mission chaude... Héroïque, même... Pas vrai, Artic?!? ...
  4. Hello les gars ! La forme? Que diriez-vous d'une petite reprise en douceur de DayZ ce soir? 21h00? Histoire de se dérouiller les jambes... Avant de reprendre les aventures avec notre vieil ennemi "KaiserKiller"... PS : Pensez à faire la mise à jour avec le launcheur de Catsy...
  5. C'est vraiment génial !! Vite... Je vais me laver la bouche ! Je t'ai fait un compliment...
  6. Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!! On se retrouve ce soir !! C'est la guerre à Tchernarus !!
  7. Mission n°3 – Débriefing – Jeudi 29 septembre 2035 – 1845 – Point d’insertion de l’équipe alpha. Journal d’Anatoli, médecin au sein de la section Alpha. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - « Mon voisin d’en face, stupéfait, me regarde avec des yeux gros comme des soucoupes… Et pour cause… Je viens de lui restituer mon déjeuner version gerboulade sur ses chaussures toutes cirées… J'aime pas les hélicos… Je l'ai déjà dit. Dès que je passe plus d'une heure à bord de ces trucs volants, ça ne va plus du tout… Je contrôle plus rien. Et ça fait plus d'une heure qu'on vole vers notre nouvel objectif : on attaque le Takistan ! Enfin ! Nos « politiques » ont enfin compris que le Takistan soutenait toutes sortes de Ben Khlélif, de Lazaridis et autres chefs de guerre tribaux de la sorte. Une opération sous couvert de l'OTAN a donc été minutieusement préparée, et nous voilà encore une fois en première ligne… Mais cette fois-ci, nous arborons fièrement nos uniformes. Nos objectif premier consiste en la capture de l'aérodrome de Loy Manara, situé à la frontière du Zhizikistan et du Takistan. C'est un pré-requis avant d'aller plus loin, car le contrôle de cet aérodrome nous permettra d'acheminer tout le matériel dont nous avons besoin pour la poursuite des opérations. L'OTAN semble avoir fait de la capture de Lazaridis et du Dentiste, une priorité Alpha. Ça veut dire qu'à peu de choses près, on se fout des dommages collatéraux. Notre objectif secondaire consiste ensuite en la sécurisation de la bourgade de Loy Manara, située près de l'aérodrome. Bref : aujourd'hui, c'est la guerre… Et quand je regarde la tronche des pompes de mon voisin d'en face, je me dis qu'elle ne commence pas très bien… Je jette un coup d'oeil à Flash, le « Missionnaire »… Il a une nouvelle paire de lunette Rébagne… ça lui a coûté un bras au marché noir… Mais je le sens tranquillisé avec cet objet sur le nez… A chacun ses objets porte bonheurs... J'ouvre mon sac à dos… J'ai tout ce qu'il faut pour soigner les blessures par balles et autres dommages causés par toutes sortes d'armes… Mais rien contre le mal de mer… Gloubs... La voix du copilote retentit dans la radio de l'hélico : il nous reste deux minutes avant l'arrivée sur zone… Je regarde par le hublot… Au loin, venant de notre objectif, des colonnes de fumée sont visibles. De manière évidente, des chasseurs-bombardiers F-59 « Shell Displayers » viennent de faire un passage sur les infrastructures de l'aérodrome. L'hélico amorce un large virage par la gauche, afin de nous déposer à 500m de la piste. Je serre les dents… Mon voisin d'en face aussi… Nous nous posons dans un tourbillon de poussière… Je sors et, comme mes compagnons d'armes, fonce droit devant et me jette à plat ventre. Devant, le résultat des bombardements précédents est visible. Mais des hommes armés tentent de s'organiser dans ce qui reste de la base. Il va falloir les en déloger. Et ces types ne se rendront pas… Nos sergents nous donnent l'ordre de marcher en colonne vers un massif de rochers bordant l'ouest de la base, afin de prendre appui et de préparer l'assaut dans de bonnes conditions. En effet, foncer droit devant serait suicidaire… On peut dire ça comme ça. Nous arrivons à l'abri des rochers. Effectivement, c'est une excellente position d'observation. L'autre groupe d'assaut se trouve à l'opposé de nous, et il va être intéressant de coordonner notre attaque. Le sergent demande par radio à l'autre section d'effectuer une diversion, afin de dégager la zone de notre secteur. Ça va nous permettre de traverser la zone de 400m qui nous sépare des premiers bâtiments de l'aérodrome. Mmm… La nuit tombe… On va pouvoir profiter de la semi obscurité pour courir vers les hangars. Nous attendons le début de la diversion. Nous sommes tendus et inquiets à l'idée de galoper à travers ce terrain dégagé. Mais c'est notre devoir : tout le monde compte sur nous. Et c'est parti… Sans réfléchir, je suis mes camarades qui viennent de s'élancer. Quelques impacts de balles viennent soulever des petites gerbes de poussière… C'est qu'ils visent pas trop mal, les bougres… Je zigue-zague afin de maximiser mes chances d'atteindre le premier bâtiment… Devant moi, les premiers arrivés prennent position près des bâtiments. Notre riposte commence. Nous déployons la Minimi, et c'est un feu nourri qui est alors dirigé vers nos ennemis. Je retire mon silencieux, et vide un chargeur sur les positions ennemies. De temps en temps, une silhouette s'effondre en face de nous, et petit à petit, la puissance de feu de nos adversaires diminue. Au bout de 20 minutes, pris entre deux feux, les défenseurs se replient vers l'extérieur de la base, en direction de Loy Manara. Et la nuit est tombée… J'allume mes JVN. Nos sous-officiers profitent de ce repli pour réorganiser l'occupation de l'aérodrome. Déjà, un premier appareil gros transporteur Ta-007 « Big Belly » atterrit sur la piste nouvellement conquise. Deux véhicules blindés sortent alors de l'énorme avion. Je monte à bord du premier, avec Joarius comme conducteur. Je prends possession de la tourelle avec sa mitrailleuse haute vélocité, crachant des obus de 20mm à une cadence infernale. Avec ça, on est couvert... Tout fonctionne parfaitement. Je redescends du véhicule pour retrouver mon chef de section. Nous en profitons pour nous réapprovisionner en munitions... C'est alors que des coups de feu venant de l'Est de la base éclatent. Suivis des cris de nos sous-officiers qui, instinctivement, se sont déjà mis en position pour répliquer. Je saute derrière une caisse et ouvre le feu à mon tour dans la direction des tirs. Partout, nos traçantes marquent les positions ennemies… On dirait que les locaux tentent le tout pour le tout afin de reprendre leur aérodrome ! Mais c'est pas de bol pour eux : on est là ! Et on va s'y accrocher, à cette foutue piste… Le combat est bref et violent. En face, ce ne sont pas des troupes d'élite… ça se voit… A un certain moment, ils ont commis l'énorme bourde de sortir de leur position pour tenter une charge vers l'entrée de la base… Deux Minimi et une dizaine de Famas ont aussitôt fait la différence… Une fois le dernier coup de feu tiré, nous fouillons tout le périmètre. La section Foxtrot arrive alors en remplacement afin de sécuriser le périmètre. Nous nous regroupons donc pour un rapide débrief. A l'issue de celui-ci, nous voilà dispatchés dans trois véhicule, dont celui dans lequel je me trouve qui est le seul armé. Nous prenons la route de Loy Manara ; derrière moi, j'aperçois les colonnes de fumée venant de l'aérodrome. Bon sang : ça a été chaud, malgré tout ! Nous stoppons pour récupérer un petit groupe de notre section. La route jusqu'à Loy Manara est dégagée. Aucune embuscade. C'esr rassurant, et ça conforte le fait qu'on les a vraiment pris par surprise… Les deux véhicules de têtes s'arrêtent et nos gars descendent pour se positionner à l'entrée du village. Nous recevons l'ordre, Joarius et moi, de nous positionner sur un point en hauteur, afin d'assurer une couverture de la zone. Jo me fais signe qu'il y a une petite bute à 300m du bourg. Nous nous y rendons. Une fois arrêté, je balaye la zone en utilisant les diverses options optiques reliées à la mitrailleuse. J'aperçois les camarades qui ont déjà amorcé leur progression dans le village. Tout à coup, une silhouette se détache sur mon écran. Puis deux autres… Je préviens Jo qui lance aussitôt un appel radio aux chefs de sections dans le village. Sur mon dispositif optique, j'aperçois aussitôt les silhouettes de nos sections qui se dépêchent de trouver un couvert pour se mettre en position de les recevoir. J'attends l'ordre d'ouvrir le feu. Dès que celui-ci me parvient, je balance plus de 500 cartouches sur les silhouettes ennemies. Le résultat est sans appel : une partie de ce petit groupe de combat n'existe tout simplement plus. Vaporisé. Eradiqué de la surface du globe… Alors que les sections Alpha et Bravo, dans le village, finissent de le nettoyer, Joarius, sur ordre, démarre le véhicule et se dirige vers l'entrée. Nous y retrouvons Flash qui a visiblement des consignes à nous transmettre. Dans le village, le calme est revenu. C'est alors que retentit ce que je croyais être un coup de feu, derrière nous. Instinctivement, je me jette au sol et prends mon arme. Mais rien d'autre ne se passe… Je relève la tête, et vois notre blindé léger encastré dans un muret, deux roues complètement explosées. Joarius, l'auteur de cette brillante manœuvre, regarde incrédule le spectacle… Nos deux sections se regroupent alors autour du pauvre véhicule, dont il y a fort à parier qu'il vient de terminer ici sa (courte) carrière... La discussion fait rage sur l'état de celui-ci, Jo voulant le réparer et nos sous-officiers estimant qu'on n'avait pas le temps pour ça. Au bout de deux minutes, ordre est donné à tout le monde de s'écarter… Joarius se retrouve avec une charge de C4 dans les mains, et la tête que fait le sergent Cépu à ce moment-là ôte toute envie de discuter ses ordres… Il vient en effet d'ordonner à l'auteur du désastre de faire sauter le véhicule irrécupérable… Comme tout le monde, je m'éloigne, et regarde tristement la fin du valeureux véhicule. J'en profite pour sortir une ration de bouffe, et la mange telle quelle : crue ! Ça m'a donné faim, cette histoire. Et je ne suis pas le seul. Au bout de 10 minutes de pause dans le village nouvellement conquis, le capitaine Shrek reçoit un appel radio du QG installé sur l'aérodrome. Un hélico transportant une section de reconnaissance a été détruit à 10 km de notre position, en pleine zone montagneuse contrôlée par l'ennemi. Etant le seul groupe de combat aussi avancé en territoire ennemi, un appareil va venir nous récupérer et nous conduira sur le lieu du crash. Nous avons pour ordre de récupérer les éventuels survivants et de les ramener sur l'aérodrome. Ça, c'est la tuile… Parce qu'un hélico abattu, c'est un sacré trophée pour les bouseux du coin… Il y a fort à parier que ça va être chaud, là-bas… Notre nouveau moyen de transport arrive alors et se pose à 100m de notre position. Tout le monde se dirige vers lui. A bord, nous restons silencieux. Il faut dire que le tableau n'est pas des plus roses. Pour résumer, on va en plein territoire inconnu, que l'ennemi doit parfaitement maitriser. Et on ne sait pas ce qu'on va y trouver. Nos renseignements parlent de quelques combattants isolés. Je crois que j'ai déjà du vous dire ce que je pensais des informations données par nos renseignements… Dans nos sept heures, la base de Loy Manara est visible. Apparemment, le Génie a remis en service l'éclairage. Efficaces, les gars… Le relief s'accentue devant nous. Je croise les doigts pour qu'il n'y ait pas de coup dur… Si on doit rentrer par nos propres moyens, ça va être problématique… Alors que nous passons plusieurs vallées, la zone de drop est visible devant nous : un petit plateau bordant la vallée dans laquelle a été repéré le crash. Une lumière verte accompagnée d'une sirène stridente indique qu'il faut qu'on dégage de l'hélico. Ok : c'est parti ! Je saute de celui-ci et une fois au sol, prends mon arme et me mets en position. Tout le monde a fait de même… L'appareil qui était en vol stationnaire à un mètre du sol effectue un large virage par la droite, et dégage la zone. Il ne reviendra que sur appel de notre part… Immédiatement, avec professionnalisme, nos chefs de section organisent la marche. La vallée est toute proche, devant nous. Il ne reste plus qu'à espérer qu'on soit les plus rapides à arriver sur les lieux, et que les éventuels hostiles n'aient pas de JVN… ça fait beaucoup de « si », tout ça… Nous voilà arrivés sur une pente qui nous mène droit vers notre objectif. Instinctivement, nous accélérons tous… Il n'est pas dur à repérer, le crash… C'est que ça brule bien, un hélico… Il doit être à environs 400m de notre position. Le groupe se déploie afin d'assurer une couverture sur les flancs. Je fait partie de la couverture du flanc droit. Les camarades qui se sont dirigés vers le site du crash annoncent alors avoir récupéré un survivant. Les autres sont hélas morts… Mais à ce moment-là, nous apercevons des silhouettes armées qui se déplacent vers nous, sur le côté droit. Elles sont à peu près à 300m de notre position, et ne nous ont pas encore repérés. Mon chef de section nous fait une série de gestes rapides. J'ai compris qu'à son signal, on allume nos pointeur laser et on arrose le groupe ennemi. Je mets vite un chargeur contenant des traçantes dans mon arme. L'attente paraît durer une éternité, même s'il ne se passe qu'une minute avant que l'ordre d'ouvrir le feu soit donné. Les combattants ennemis, totalement surpris, n'opposent qu'une faible résistance et sont rapidement mis hors de combat. Nous décrochons en bon ordre vers le centre du crash. Arrivé sur place, je me rends compte que c'est un miracle qu'il y ait eu un survivant. Les camarades sont en train de récupérer ce qui peut l'être, et enterrent les infortunés compatriotes. Le capitaine m'appelle, et je commence à donner les premiers soins au gars ayant miraculeusement survécu. Je le considère en état de choc, mais capable de marcher avec de l'aide. Une fois le gars sur pied, nous nous retirons du site, en bon ordre. Mais il faut remonter la pente, et c'est raide ! Pendant l'ascension, le capitaine appelle notre hélico par radio. Il se retourne vers nous et nous informe que celui-ci sera sur zone dans 10 minutes. C'st long, 10 minutes dans ces conditions… Vous pouvez me croire ! Le bruit caractéristique des pales fendant l'air se fait alors entendre… Jamais à l'heure, ces pilotes ! Il aura mis 12 minutes. Ok, ok : je chipote… Toute la fine équipe embarque, et nous retrouvons le sourire sur le chemin du retour. Le capitaine nous a en effet promis 24 heures de repos une fois à Loy Manara. J'espère juste que l'intendance a eu la bonne idée d'acheminer des bières sur place. Parce qu'avec la chaleur qui règne en journée dans ce trou, ça va vite devenir indispensable ! Voilà donc notre arrivée effectuée de manière officielle et fracassante. Lazaridis et son pote le Dentiste peuvent commencer à avoir le trouillomètre à zéro. Parce que moi, à leur place, je l'aurais... ».
  8. Hé... Un petit DayZ informel demain soir? 21h00? Catsy va virer son arme pour qu'il n'y ait pas de problème de connexion...
  9. Hé les copains... Y'a des gens partant pour se faire étriper joyeusement dans une tentative désespérée de survivre dans un monde postapocalyptique ravagé par les zombis sauver le monde mercredi soir? 21h00 comme d'hab...
  10. Campagne de Flash - Saison 2 - Mission n°2 – Débriefing Zargabad – Lundi 26 septembre 2035 – 0515 – Point d’insertion de l’équipe alpha. Journal d’Anatoli, médecin au sein de la section Alpha. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - « Bon, alors… Il a parlé ou quoi ? J'en ai ras le bol d'entendre ce type beugler ! Et comme par hasard, à chaque fois qu'il braille, c'est la lumière de l'ampoule électrique du bureau qui vacille… Au beau milieu de la nuit, ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable. Je me trouve en salle de briefing avec les membres de la section Alpha, quelque part, au Takistan… Ah oui… J'oubliais… Je peux pas le dire, ça… Classé « top secret » CIA… On n'a pas officiellement le « droit » d'être là. M'en fous complètement, en fait… Depuis qu'on a ramené Fouzid, les gros durs de la CIA « l'interrogent »… Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils y mettent du coeur à l'ouvrage… Mais il est coriace, le bonhomme… Tiens, maintenant qu'on en parle, c'est calme, tout d'un coup… A ce moment-là, un des types de la CIA (« l'Agence », comme ils disent avec leurs grands airs…) entre dans la salle, avec un sourire. Un grand gaillard avec une tête bardée de cicatrices. - « Il a parlé » ! Tout est dit. Le type (je vais l'appeler « Agent X », ça fait mieux…) a lâché un nom : Ibrahim Noussan. Apparemment, l'Agence le connaît, ce lascar… Il dirige un groupuscule extrémiste en plein Takistan… Autant Fouzid n'avait pas l'air de savoir où se trouvait le « Dentiste », autant Noussan pourrait bien être au courant de sa localisation. C'est en tous cas ce que nous dit l'Agent X. Là, ça devient intéressant. En moins d'une heure, nous avons préparé un plan d'action visant à trouver Noussan et à l'exfiltrer. Si on y arrive, alors on a toutes les chances de trouver le Dentiste et Lazaridis… L'Agent X nous informe que les Renseignements situent Noussan à Nûr, un trou au milieu de nulle part. Etonnant, dans ce pays... Un hélico est en cours de préparation ; on a pour consigne d'aller à l'armurerie récupérer armes et matériel. Le capitaine Shrek nous donne RdV dans 30 minutes au pied de l'hélico. Toute la section prend place une demi heure plus tard dans l'engin. Je jette un œil mauvais au pilote, qui me le rend bien d'ailleurs. Ce gars me doit 150 billets et il rechigne à payer… Vu qu'on s'ennuie à crever dans ce trou perdu, ben on passe le temps comme on peut. Et la belote basque est une activité lucrative par ici. Seulement ce gars, il a joué et perdu et maintenant, je veux mon pognon ! On en reparlera après la mission… L'engin décolle en faisant un vacarme de tous les diables. En face de moi, les trois sergents du groupe Alpha étudient soigneusement la carte du secteur des opérations. Je regarde ma montre : 0445. Il fait sacrément noir dehors. Le capitaine Shrek prend la parole : « Les gars ! On va nous larguer à 100m de Nûr. A priori, le bled est minuscule. Trois maisons. Mais il va falloir profiter de l'effet de surprise. Je veux trois groupes : les deux premiers vont prendre d'assaut le village et neutraliser rapidement toute résistance ; le troisième ira sur les hauteurs en repérage. On fait vite ! C'est la clé de la réussite de l'opération. Des questions » ? Non, évidemment… Le pilote annonce l'arrivée sur objectif dans trois minutes. Je sors mon arme et vérifie le chargeur : ok. Le jour commence à pointer le bout de son nez… La période qui précède l'insertion paraît longue… Tout le monde est silencieux et concentré… Lorsqu'arrive le moment de sortir, chacun fonce vers son objectif. Le village est rapidement sécurisé (à peine quelques coups de feu)… Déjà, je suis en route avec le capitaine et notre tireur d'élite pour gravir la pente qui nous mènera vers le sommet de la colline située au sud du village. Je me retourne : j'aperçois les copains qui fouillent le village, de fond en comble. Nom d'un clébard galeux ! Elle est raide, cette pente… Mon sac à dos, rempli de produits médicaux pèse une tonne… Devant moi, mes deux compères avancent vite... Là haut, le spectacle est magnifique. Même si le coin est un vrai trou, le lever de soleil est juste majestueux… Et on a une vue sur toute la vallée devant nous… A priori, l'observation attentive de la vallée ne donne aucun résultat. Pas âme qui vive. Mais ça ne veut rien dire : les locaux sont passés maitres dans l'art du camouflage… Après quinze minutes passées là haut, on redescend pour rejoindre le reste du groupe. La fouille du village s'est révélée intéressante. Des documents ont été saisis, et l'exploitation rapide de ces derniers indique que Noussan est en effet à la tête d'un groupe armé assez important, et il se trouverait actuellement à Nagara, un bled à une heure de route d'ici. Je regarde ma carte : pile en plein dans la vallée au sud de notre position. La fouille a aussi permis de récupérer un quad et un camion. Ce dernier a besoin d'une roue et le moteur est endommagé. Le capitaine envoie un petit groupe à la recherche d'une roue, pendant que nous mettons la tête sous le capot du camion pour tenter de le remettre en état. Une demi heure plus tard, nous voilà à bord du camion, équipé d'une nouvelle roue. Enfin, pas tous… Le capitaine a envoyé un groupe composé d'un sergent, deux fusiliers et du tireur d'élite en éclaireur, avec pour mission de nous avertir en cas de présence ennemie. Ce petit groupe est parti il y a maintenant 25 minutes. Le camion démarre, et commence à rouler vers notre destination : Nagara. Au bout d'un certain temps, le chauffeur annonce qu'on va manquer d'essence… La tuile… L'équipe de reco signale qu'elle vient de dépasser un petit bled où on pourrait éventuellement en trouver. Bonne nouvelle : je me vois pas faire le reste du trajet à pied, avec une seule gourde d'eau… Effectivement, nous arrivons à l'entrée d'un petit village qui paraît bien tranquille. Devant nous, une station essence… Le miracle, quoi… Tout le monde met pied à terre… Chacun se positionne pour couvrir le secteur. Le chauffeur commence à faire le plein. Devant la boutique, un type sort… Je me dirige vers lui et le salue. Il me répond, et nous engageons la conversation. Il me dit que Nagara se trouve à un quart d'heure de route d'ici, mais qu'il n'y a rien là-bas, si ce n'est un petit marché près de la mosquée. Un coup d'oeil à gauche m'apprend que le chauffeur a fait le plein. Je sors une liasse de billets et paye le type de la pompe. Je remonte dans le camion ; tout le monde a déjà embarqué… Je salue le maitre des lieux, et le camion reprend sa route. Très vite, la route commence à monter… Nous entrons dans une zone accidentée… Mais nous ne rencontrons personne sur le chemin… C'est absolument désertique. Et la chaleur commence à cogner dur… Le capitaine contacte par radio l'équipe de reco. Cette dernière est à deux kilomètres au devant de notre position… Les consignes sont simples : rendez-vous avec la reco à trois kilomètres de Nagara, sur la route, mais en contrebas du village, hors visuel du patelin. Il vaut mieux être prudent. En effet, sur la carte, je vois un secteur qui pourrait être intéressant pour y laisser le véhicule. La route monotone commence à faire des ravages… Plusieurs gars somnolent… Il est temps qu'on arrive... Nous arrêtons le camion dans un creux de la route. Aussitôt, tout le monde descend pour se mettre en position de couvrir la zone. Je prends l'Ouest. Derrière moi, les quatre hommes de la reco dévalent une pente et rejoignent la route. Ils descendent ensuite en courant vers le camion. Le capitaine va à leur rencontre. Ils ont l'air content de nous retrouver. Après s'être un peu rafraichie, l'équipe de reco fait sont rapport… Apparemment, RAS. Devant nous, de l'autre côté de la montée, se dresse le village de Nagara. La reco a repéré quelques bunkers et un BMP, mais ils étaient trop loin pour savoir s'ils étaient opérationnels ou non. Le capitaine appelle ses sergents. De ma position, je n'entends pas ce qu'il se dit, en bas. Mais ça a l'air de causer dur, en tous cas… Dix minutes plus tard, le capitaine semble avoir fait ses choix : il donne les consignes aux chefs d'unités. Un mouvement me fait tourner la tête : quatre camarades viennent d'ouvrir le feu sur un type qui détalait en courant à 100m de notre position… Le gars s'écroule, touché par une rafale. Heureusement, les silencieux étaient de sortie sur nos armes… Je quitte ma position pour aller examiner le pauvre type : raide mort ! On ne saura jamais ce qu'il venait faire là. Le capitaine arrive, et fouille le corps… Il n'était pas armé… Rien d'intéressant. Il fait signe qu'on l'enterre rapidement. Le plan d'approche est simple : on va marcher jusqu'au village, en suivant la route. Je reste en retrait avec le tireur d'élite et le capitaine. L'ordre de marche est donné. C'est parti… Pour le meilleur ou pour le pire. Arrivés en haut de la côte, nous apercevons Nagara et les environs du village. Ce dernier est situé au creux de la route. Autour, du sable… Encore du sable et de la poussière… Foutu bled ! Je stoppe près du panneau d'entrée du village avec le capitaine et le tireur. Le village est traversé par la route (axe grosso modo Nord-Sud), et un chemin perpendiculaire est visible, au centre. A gauche, la mosquée et la place du marché. A droite, quelques habitations. A première vue, rien de suspect vu d'ici… Le capitaine regarde la carte sur laquelle la reco a marqué les positions des différents éléments. Vus d'ici, ils ont tous l'air HS. Nous arrivons tous au village. Les habitants ont l'air surpris de nous voir, et on ressent une certaine hostilité… Le genre de situation qui peut déraper en moins de deux… Deux camarades vont vers la mosquée pour prendre place dans le minaret. Une équipe se déploie autour de la place du marché, pendant que le reste du groupe se dirige vers le centre de la place. Autour de nous, des fruits, des légumes, de la viande séchée, des épices… Et pas grand monde sur la place. Je n'aime pas ça du tout. Je regarde le minaret : le camarade qui a pris position dedans indique qu'il n'y a rien à signaler. Bien : il faut trouver ce Noussan, maintenant… Un type plutôt grand arrive vers nous, avec un grand sourire… Il se dirige vers le capitaine et le salue. Ce dernier lui répond. Je m'approche aussi… Le capitaine lui demande s'il sait où se trouve Ibrahim Noussan… L'homme le regarde, et lui répond que ça dépend… C'est pas vrai ! Ce guignol cherche à marchander… Le capitaine lui demande ce qu'il veut… Le type se retourne vers Flash, et pointe ses lunettes de soleil. Houla… ça va partir en cacahuète, là… Le Flash, il y tient à ses lunettes… Une paire de Rébagne qu'il a gagnée lors d'un tournoi de belote basque organisé contre les pilotes d'hélico de l'armée de l'air. Je vois à son air qu'il refuse net. Le capitaine se retourne vers lui, et lui dit (sèchement) de lui refiler ses lunettes. Flash est furax… En plus, l'homme esquisse un sourire… Mais la mission prime avant toute chose… Notre camarade le « Missionnaire » dégrafe la poche de son treillis pour sortir le précieux objet... … Quand c'est à ce moment-là que le type braille quelque chose que je ne comprends pas… Un gros bruit… Et puis plus rien… J'ouvre un œil… J'ai un mal de crâne pas possible… J'entends plus rien… Je suis étendu au sol, à côté de mon arme… Je perçois une agitation, mais c'est tout… Où est-ce qu'on est ? Devant moi, je devine la silhouette d'un combattant, armé d'un AK-47… Le type fait feu, visiblement… Il n'a pas l'air de me voir… L'instant suivant, il est par terre… J'ai vu une rafale le couper en deux… Je sens qu'on me traine… Je ne vois rien… Je perçois des bruits plus nettement… Ma main gauche est en sang… Et j'ai aussi du sang sur mon treillis, sur la jambe gauche… Je me retrouve assis dans une maison… Devant moi, quatre camarades blessés, au sol, dans les vap'… Je récupère vite… Le sergent Cepu me donne un peu d'eau… ça va mieux… Il me dit qu'on est tombé dans une embuscade… Le type du marché s'est fait exploser… On a eu pas mal de blessés, mais grâce à la réaction de la patrouille située à l'extérieur du marché, on a pu repousser un assaut violent et visiblement bien préparé. Dehors, les coups de feu crépitent encore. Les combats ne sont pas terminés. L'ennemi est en repli, mais il assure des tirs de couverture qui nous empêchent d'agir efficacement. A l'abri dans la maison, je commence à soigner mes camarades, après m'être bandé la jambe. Plus de peur que de mal… Mais il y a un blessé grave sur les quatre au sol… Il aura rapidement besoin de soins avancés… Je sors de la maison, arme au poing… La situation semble maitrisée… Des corps jonchent le sol, témoins de la violence des combats… Flash me ramène encore un blessé… Complètement dans les vap', le type… Je m'en occupe rapidement. Le capitaine, un peu sonné après l'explosion, se rend compte que le type qui s'est fait vaporiser était probablement Ibrahim Noussan. C'est la tuile ! Comment va-t-on faire pour retrouver le Dentiste, sans Noussan ? Il ordonne une fouille rapide des maisons… Celles-ci ont été désertées pendant les combats. Mais ça ne donne rien du tout. Il faut l'admettre : sur ce coup-là, on s'est fait complètement avoir. Piégé. Comme des débutants. On est bon pour foutre le camp de ce trou, et regagner notre base… Je sens que l'Agent X ne va pas être super heureux… Le capitaine a envoyé un copain chercher le camion. Ce dernier arrive quelques minutes plus tard. On embarque tous, en silence… Avec cette impression désagréable de n'avoir pas réussi notre mission. Ce contretemps risque de nous coûter cher. Le véhicule démarre… Devant moi, Flash tire une tronche de cent pieds de long. Il me regarde et dit : « il m'a bousillé mes lunettes, ce c…ard » ! Je souris… On quitte le village, et le chemin vers notre base nous semble bien long... ».
  11. Campagne de Flash - Saison 2 - Mission n°1 – Débriefing Zargabad – Lundi 19 septembre 2035 – 0700– Point d’insertion de l’équipe alpha. Journal d’Anatoli, médecin au sein de la section Alpha. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - « Bon… On y est… Faut dire que j'ai jamais aimé les opex dans les pays désertiques. Et là, ben non seulement c'est un pays désertique, mais en plus, y'a rien. C’est pareil, me direz-vous… Mais non : c’est pire… Ça vaut le coup de le signaler, parce que ça s'invente pas… On a été largué pas loin de Zargabad, la « cité aux mille épices »… Comme on dit sur internet, « LOL »… A défaut d’épices, je sens que cette affaire ne manquera pas de sel… Pas question de se faire repérer : on se ferait descendre en moins de deux ! D'après ce que je sais, on agit pour le compte de la CIA, de manière la plus illégale possible… Notre objectif ? Retrouver le « Dentiste ». Ce dernier nous mènera à Lazaridis, dont l'OTAN en a fait sa cible n°1… Mais dans ce pays, il est chez lui. Et pour le trouver, on ne peut compter sur pratiquement personne. Or la CIA a trouvé un type qui peut nous aider à localiser un certain Amir Fouzid, qui lui sait où se terre Ben Khélif (le Dentiste). On doit le rencontrer dans une des mosquées de la ville. Interdiction absolue de sortir les armes : si on le fait, on grille notre couverture. Il va donc falloir ruser et agir dans l'ombre… S’infiltrer… Se fondre dans le paysage… Mouais… Quand je regarde les copains, je me dis que ça va pas être simple du tout : un bon quart d'entre nous est grand, blond aux yeux bleus… Sauf erreur de ma part, les autochtones d’ici ne me paraissent pas vraiment ressembler à des vikings… Alors pour passer incognito ici, va falloir être très fort… Oui… Très très fort, même… On a donc revêtu des frusques locales, histoire de limiter la casse et nous voilà prêt à partir. Objectif n°1 : rencontrer notre contact. On grimpe à bord des véhicules que la CIA nous a dégotés… Une vraie misère… Des épaves qui roulent encore probablement par la volonté du Saint Esprit... Le voyage jusqu'à Zargabad se déroule sans encombre... Sauf pour mon postérieur qui commence à fatiguer… A l'entrée de la ville, une épave encore fumante nous rappelle à la dure réalité : ça peut vite dégénérer, dans le secteur. Et comme ça fume encore, ça a dû arriver très récemment. Je me sens un peu nerveux : si on doit se défendre, les armes se trouvent dans le troisième véhicule… Ce qui frappe de prime abord lorsqu'on pénètre dans la ville, c'est qu'il n'y a pas grand monde dans les rues… Les façades des maisons portent encore les stigmates des combats épisodiques mais violents qui peuvent avoir lieu ici… Alors qu'on roule vers notre point de rendez-vous, le capitaine Shrek prend sa radio pour donner les consignes : on va diviser le groupe en deux. Les deux premiers véhicules iront vers le lieu du RdV avec le contact, tandis que le troisième (celui qui a les armes) ira plus loin, histoire de sauver ce qui peut l'être si ça tourne mal... Je descends avec Shrek et les camarades des deux premiers véhicules… Devant nous, une magnifique mosquée multi centenaire se dresse… Il y a un peu de monde autours… La ville se réveille doucement. Un rapide coup d'œil aux alentours ne révèle rien d'anormal. Devant l'entrée du bâtiment, un type semble un peu nerveux. On s'approche de lui… Il nous fait un signe de tête… Trois gars restent à l'extérieur, histoire de surveiller le secteur. Le reste du petit groupe rentre dans l'édifice. L'intérieur somptueux est le témoin d'une époque glorieuse, mais désormais révolue. Notre contact nous emmène dans un endroit un peu à l'écart. S'ensuit une discussion animée à l'issue de laquelle on comprend qu'il ne sait pas où est Fouzid, mais qu'il connaît quelqu'un qui sait. Ça a l'air de marcher comme ça dans ce foutu bled… Notez bien que la dernière fois qu’on a rencontré quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui savait où se trouvait la personne qui pouvait nous conduire à celui qui savait où était le type qu’on recherchait, ben ça s’est terminé par un épouvantable massacre sur les quais de Stratis, lors de la « bataille des 100 yachts »… Alors qu'on continue à discuter avec lui, Shrek contacte discrètement l'équipe du troisième véhicule, afin qu'elle se rende à l'endroit indiqué par notre contact. Elle devra y rencontrer un certain « Mouloud », qui devrait leur dire où se trouve Fouzid. Le capitaine leur demande d'être discret, mais « persuasif »… Mmm… Tout en subtilité… Pas facile, quoi... L'entretien avec le contact terminé, on sort du bâtiment ; Shrek nous propose de faire une reconnaissance discrète du secteur, histoire de repérer un itinéraire de sortie si ça dérape. Devant nous, passe une patrouille takistanaise : armement soviétique. Complètement dépassé, mais efficace dans des mains expertes… On a vraiment intérêt à faire profil bas. On continue tranquillement notre ballade… RAS dans le secteur. Pendant ce temps, la troisième équipe vient de trouver Mouloud ; ce dernier était tranquillement en train de faire ses affaires sur la place centrale du marché. Les copains ont été très « persuasifs » pour l'amener à « coopérer » sans faire d'histoire. Mouloud les a conduits chez lui, visiblement pas enchanté du tout de la situation. Une fois à l'intérieur, un peu de persuasion et de psychologie ont fini par lui faire lâcher le morceau (et peut-être une ou deux dents par la même occasion…) : Fouzid est planqué dans une villa fortifiée au nord-est de Zargabad, un peu à l'extérieur. Mouloud a donné peu de détail sur le site, qu'il connaît visiblement mal. Après un échange de politesse subtile, les camarades se dirigent vers le véhicule, et contactent le capitaine pour lui annoncer l'info. Le capitaine nous fait signe de regagner les véhicules. Je jette un œil autours de moi. Ça paraît normal... En tous cas, personne ne galope vers nous avec un AK-47 brandit de manière menaçante… Le capitaine donne les consignes : rendez-vous près des dernières maisons situées à l'Est de la ville. Gaffe aux patrouilles de l'armée régulière : on continue à faire profil bas… Je regarde le capitaine, assis à côté de moi : je peux voir la détermination dans son regard. Et ce regard-là signifie que ça va envoyer du pâté ! Quoiqu’il arrive… Il nous faut encore rouler plusieurs minutes pour arriver au lieu de RdV… Lorsque l'on arrive sur la place, le troisième véhicule est déjà là… Ouf ! Nous voici au grand complet ! Tout le monde se répartit à bord des véhicules… On fait route dans la banlieue de Zargabad. Très vite, la ville cède la place à une zone semi désertique, dans laquelle il n'y a que très peu d'habitations… Et au loin, à 1 km environ, se dresse la silhouette de la villa qu'on recherche. Bigre ! Ça va pas être du gâteau… Perchée sur une colline, elle a une vue sur tout le secteur. On a intérêt à laisser de l'espace entre les véhicules, car sinon, ils vont sentir le coup fourré à 10 km ! Shrek propose d'ailleurs à un véhicule d'effectuer, l'air de rien, une reco du secteur pour voir s'il existe un moyen d'approcher discrètement du site. Pendant ce temps, on s'est garé dans un endroit tranquille, hors de vue de la villa. Mais encore trop loin pour envisager quoi que ce soit… Alors qu'on attend le retour de la reco, un type se pointe… Visiblement, il trouve très chouettes nos deux épaves. On lui fait comprendre à mots à peine couvert qu'il vaudrait mieux qu'il se tire à l'autre bout de la planète. Mais le gars insiste, et tout en essayant de marchander les véhicules, il commence à fouiner par la fenêtre du premier. Tequiller se pointe vers moi et me demande de lui filer trois doses de morphine, discrètement… Sur le coup, je comprends pas… Je les lui donne sans bien savoir pourquoi je le fais… Tequiller se rapproche du curieux par derrière, et vif comme l'éclair, lui plante les trois seringues dans le cou ! Le pauvre bougre ouvre la bouche, essaie visiblement de dire quelque chose, puis s'effondre en tremblant de manière spasmodique… Au bout de 30 secondes, c'est fini… Le type est mort. Shrek est furax ! « Punaise, enterrez-moi ce type et vite ! Je veux pas qu'on le retrouve ! Et magnez-vous » ! Vaut mieux pas discuter quand il est comme ça… Vous pouvez me croire… Pendant ce temps, le véhicule de reco arrive. Il est possible de contourner la villa par le nord ; il y a un endroit au pied de cette dernière qui est à l'abri des regards. D'après la reco, on pourrait y garer les véhicules et lancer l'assaut à partir de là. Bon : cool. Le problème, c'est qu'il va falloir lancer un assaut et ne pas buter Fouzid… Bref : être violent et fin à la fois… On est censé savoir faire ça… Les trois véhicules se dirigent vers l'endroit en question. 10 minutes plus tard, on est en position, et on commence à s'équiper… Equipement hétéroclite qui ne doit pas trahir notre origine… C'est comme ça que je me retrouve avec un AK-47 antique qui, à en juger par son état, a dû connaître les guerres d'Afghanistan du siècle dernier ! J’engage un chargeur et arme la vénérable relique. Ça a l’air de fonctionner… On grimpe le long d'une pente qui va nous emmener pile en face de la villa… Mais entre notre position et la maison, il y a une pente à dévaler… Et à découvert… On reste à peu près 15 minutes en position, le temps que tout le monde soit opérationnel. Devant nous, dans la villa, on voit régulièrement passer des hommes armés qui montent la garde. Ils sont nombreux. Il est bien protégé, le Fouzid ! On épaule nos armes. Chacun prend un garde pour cible. Au bout de deux minutes, tout le monde est paré. Le capitaine donne l'ordre de tirer… et immédiatement, une dizaines d'hommes s'écroulent… C'est la panique, en face… On en profite pour dévaler la pente à l'assaut de la villa... Le nettoyage de la maison est méthodique. Un camarade est touché pendant les combats. Je m'en charge. Ça va : une balle dans la jambe. L’artère n’a pas été touchée. Alors que je finis de le soigner, je lève la tête ; devant moi, Fouzid est menotté et encadré par Cepu et Flash. On l'a eu, et vivant. Du grand art… Il s'agit maintenant de déguerpir au plus vite vers le point d'extraction. Il est en effet à prévoir que les petits copains de Fouzid vont rappliquer ventre à terre… Je reste en arrière avec deux camarades… On finit de fouiller la maison… RAS. Allez… On se tire rapidement… Des véhicules ont été signalés à moins de deux kilomètres d'ici... Dehors, c'est assez calme, si ce n'est qu'on voit quelques corps au pied de la villa… ça fait bien dix minutes qu'on court comme des fous… C'est alors que j'aperçois un hélico en train de se poser, devant nous. C'est l'évacuation… Jamais je n'ai été aussi heureux de voir un hélico qu'aujourd'hui... Et vous connaissez mon point de vue sur les pilotes de ces oiseaux-là… Fouzid est assis au pied de l'appareil, visiblement sonné… Les camarades le font grimper dans l'hélico. On le suit aussi… Et on décolle dans la foulée, direction le QG local de la CIA pour interroger notre « paquet ». Le « dentiste » peut commencer à trembler, maintenant… Et Lazaridis aussi, par la même occasion… Mais ça, c’est une autre histoire… ».
  12. Oyez les Dayzistes... Mercredi soir, à 21h00 : mission préparée par Catsy... Venez nombreux !!!! ça va barder dans le secteur... oui nide iou !!!
  13. Altis – Samedi 14 juillet 2035 – 0420– Point d’insertion de l’équipe alpha. Journal d’Anatoli, médecin au sein de la section Alpha. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Un vrai trou à rats, ce bar… ça fait 2 jours qu'on est arrivé sur Stratis… Officiellement, on est en permission, histoire de récupérer des derniers événements qui ont failli nous coûter très cher sur Altis. Lazaridis… Quelle trahison ! Ça nous a fait revenir 3 mois en arrière… Tout est à refaire sur cette foutue île ! Sa tête est mise à prix, et j'aimerais bien être celui qui empochera la prime… Lorsqu'on est rentré dans ce bar sur Stratis, tout le monde s'est arrêté de parler… Joarius, Shrek, Cepu, Stekor, Greg et moi… Une vraie bande de brutes… Les autres copains sont restés dehors, autours de l'endroit histoire de le sécuriser. J'ai jeté un regard mauvais au barman… Les autres clients ont repris leurs activités. Au fond du bar, dans une demi pénombre, un gars est assis à une table… Visiblement, il nous attendait… Il tend la main au capitaine Shrek, qui s'empresse de la serrer… Ils se connaissent, ces deux-là… C'est sûr. Le gars nous fait signe de nous asseoir. Ça me va bien… Pendant qu'on s'installe, il fait signe au barman qui nous amène illico une bouteille de (mauvais) whisky local… Une vraie daube… Le capitaine Shrek prend la parole. « Alors, Anderson, tu traines encore dans le coin ? 15 années à la CIA et t'as toujours pas eu de promotion ? - Eh ouais… Faut bien qu'il y ait des gus pour faire le sale boulot... » Le gars sourit… « Ecoute Anderson… Je suis là avec mes gars parce que j'ai un service à te demander… Et tu me dois bien ça depuis que j'ai sauvé tes fesses pendant la « bataille des 100 yachts »… - Je t'écoute… - On a 2 gars à nous qui ont été fait prisonniers il y a quelques jours sur Altis. C'est le « dentiste » et probablement Lazaridis qui les retiennent. On a une idée assez précise de l'endroit où ils sont, grâce à une reco effectuée par drone ». Anderson fixe Shrek… Un vrai regard de tueur… « Nos gradés vont pas se mouiller pour les récupérer. On est officiellement en perm, et je vais le faire avec mes gars… T'as bien compris que ce sera une opération clandestine… On ne pourra pas utiliser notre matos… - Mmm… Mouais… - Tout ce que je te demande, c'est de nous fournir un peu de puissance de feu et quelques équipements annexes, et de nous faire parvenir tout ça sur place. Il faut que tu actives un de tes contacts sur Altis qui pourra nous planquer ça pas trop loin de notre drop zone. - Mouais… C'est jouable… Où est-ce que tu crèche avec ta bande de durs ? - Au Sunset Plazza, à deux pas d'ici… - Okay… Attend mon coup de fil demain midi… Je vais voir ce que je peux faire… Et merci de payer la bouteille en partant ! » Le capitaine se lève, finit son verre et souris. On fait pareil… Dehors, il fait encore jour… Je regarde ma montre… 8 heures. Bon : ben va falloir occuper la soirée… Ce qui ne sera pas trop difficile vu que j'ai envie de me prendre une cuite histoire de décompresser un peu… Avant qu'on se sépare, Shrek nous donne rendez-vous demain midi au bar de l'hôtel. Le regard qu'il nous a adressé à ce moment-là m'a bien fait comprendre qu'il vaudrait mieux qu'on soit à l'heure. Onze heure du mat'… Ouah ! Je m'assois dans le lit… Une fanfare dans la tête… Au pied de mon lit, une bouteille de Vodka vide… Je vous passe les détails de la soirée, mais ça n'a pas été triste… Je me prépare… Et me rends au bar de l'hôtel, comme prévu. Tout le monde y est… Nos bagages sont prêts… Shrek arrive ; il est au téléphone… Probablement avec le type de la CIA. Au bout de 10 minutes, il raccroche… « C'est pour cette nuit, les gars. Notre contact, « Mirabelle », va planquer des armes à un endroit pas trop loin de notre point d'insertion… On va partir d'ici, ce soir… Une vedette rapide va nous conduire à 3 kilomètres des côtes… Il faudra faire le reste du chemin, à la nage. Anderson fait préparer le bateau : il y aura un équipement de plongée à bord… Inutile de vous dire que ça va être chaud : il va nous falloir attaquer un camp militaire pour récupérer nos deux camarades. Je nous donne 1 chance sur trois… Vous êtes toujours partant ? - Ouais » ! ça, s'était une belle réponse unanime… Le capitaine nous annonce que Catsy va partir dès ce matin : il sera droppé près de l'objectif avec armes et tenue… On le retrouvera avant l'assaut… Si tout se passe bien... Bon : ça s'annonce pas trop mal. Je profite de l'après-midi pour me reposer. Les gars en font de même… ça risque d'être agité, cette nuit ! Minuit : le bateau est à quai. On embarque en silence. A bord, il y a bien l'équipement de plongée promis par Anderson. Il a l'air fiable, ce gars… C'est bon signe… Le bateau démarre, et il lui faut quand-même 4 heures pour rejoindre notre point d'insertion… Il coupe le moteur à 500 m environ du point… Je mets mes JVN… ça a l'air calme, dans le secteur… Oups non ! J'aperçois une vedette armée qui longe la côte… Il va falloir faire le reste du chemin sous l'eau… On ne traine pas : au signal du capitaine, tout le monde se met à l'eau… Le regroupement est rapide... Au bout d'un moment qui semble interminable, on se retrouve sur la plage… Il fait nuit noire… Le capitaine se rend compte qu'on a un peu dérivé… On repart donc dans l'eau, et après un court laps de temps, nous voilà au bon endroit. On se débarrasse de notre équipement de plongée… Déjà, par réflexe, on a sécurisé le périmètre… Nous n'avons que des armes de poing pour le moment... Tout ce qu'on a comme indication, c'est que la caisse de matériel va se trouver près des trois croix de Nidasos, à la verticale de la seconde et à l'horizontal de la troisième. On se met en marche, lentement et silencieusement… Au bout d'une heure, les trois croix sont visibles. Il nous faut très peu de temps pour repérer la caisse… L'ouverture de celle-ci nous laisse un peu dubitatif : que des MP5, avec somme toute peu de chargeurs par personne… Quelques sacs à dos, notamment un sac rempli de matériel médical, quelques gilets pare-balles et quelques bricoles en plus (jumelles, GPS, etc.). Bon : il va falloir faire avec… Et croiser les doigts ! Les gars commencent à s'équiper. Les premiers servis s'éloignent pour assurer la sécurisation du secteur. Il ne reste plus que deux personnes à s'équiper. Ça s'est déroulé très vite… Notre objectif, le camp dans lequel sont retenus nos deux camarades, n'est qu'à 30 minutes d'ici. La progression démarre... De temps en temps, on stoppe histoire de scruter les alentours… La surprise sera notre meilleure alliée… ça fait bien d'écrire ça… Mais en vérité, je pétoche un peu quand-même… L'avance se fait en colonne, dans une déclivité… Le jour commence à se lever... On avance prudemment : pas question de se faire repérer... Les gars sont tendus… Au moindre bruit suspect, tout le monde se fixe et retient sa respiration... Là, il me semble entendre quelque chose… Un bruit que j'aimerais ne pas avoir entendu… Je me mets à genoux… Le reste de l'équipe en a fait autant… Le bruit se rapproche... Un hélico ! C'est pas vrai… Ces bouseux du CSAT ont un hélico en patrouille dans le secteur… ça complique sérieusement les choses… On n'a pas un gramme d'armement lourd pour réduire en cendre ce « problème »... On attend que l'hélico séloigne, et la marche peut reprendre… ça commence à grimper : on ne devrait plus être très loin du camp. Arrivé en haut de la colline, Shrek, les sergents Stekor, Greg et Cepu sortent leurs jumelles pour scruter le secteur. Ils nous annoncent qu'il va falloir traverser une zone découverte à toute vitesse... C'est parti ! Un premier groupe s'élance, prend position et assure notre couverture pendant qu'on galope à notre tour... On arrive de nouveau à couvert. Shrek lance un appel radio, et Catsy, déjà sur place, nous répond qu'il nous a en visuel. La zone est tranquille… ça y est… J'ai visuel sur le camp en face… Bigre ! Il est encore loin, et il y a quelques véhicules entre lui et nous… A moins d'un miracle, je ne vois pas comment on va réussir cette mission… ça ressemble de plus en plus à un suicide, cette affaire... Pendant que j'étais en train de philosopher sur le devenir de notre mission, le capitaine s'est placé près de Catsy pour observer le camp et les alentours en détail. Je tourne la tête à gauche : encore ce foutu hélico… ça se complique encore… Je regarde mon petit MP5 et mes deux chargeurs en faisant une drôle de grimace... Shrek réunit les trois sergents un peu en contrebas. La discussion a l'air vive… Tu parles ! Vu les options dont on dispose... Tout à coup, un cri retentit sur nos arrières… Je vois un camarade qui arrive en courant vers le capitaine. Il annonce qu'une patrouille composée de trois types se dirige sur notre zone… Tout le monde instinctivement se met à couvert. Le capitaine ordonne à un groupe de quatre hommes de se porter avant pour une interception. Je rejoins Jo, et attends, anxieux, la suite des opérations. La suite ? Ben elle arrive à travers une série de coups de feu ; l'action paraît intense, et quelques secondes après, le silence… C'est toujours un instant très angoissant… On se demande à ce moment-là qui s'en est tiré : eux ou nous ? Un appel radio : trois ennemis à terre, et un blessé léger chez nous. Ok : j'ai compris… Je dévale la pente et rejoins le groupe. J'aperçois le blessé, avec un deux gars à côté, pendant que les deux autres sont partis récupérer l'armement des trois types du CSAT. Le blessé n'a pas grand-chose : je le remets sur pied en moins de 5 minutes… Mes deux camarades nous couvrent. En relevant la tête, je vois les gars partis récupérer le matos, qui reviennent en souriant : trois armes automatiques, des munitions, et surtout… un lanceur avec trois roquettes !! Il y a effectivement de quoi se réjouir : ça équilibre un peu la situation, tout ça... On remonte tous auprès du reste de l'équipe. Ce nouveau matériel est le bienvenue ! D'ailleurs, on n'a pas le temps d'en profiter, car un véhicule est signalé tout près de la zone où a eu lieu l'accrochage… Branle-bas de combat. Le capitaine ordonne la destruction des deux véhicules visibles entre le camp et nous. Aussitôt dit, aussitôt fait : les deux engins sont vaporisés par un tir ultra précis. Et deux de moins. L'urgence suivante, c'est le véhicule en approche sur nos arrières. Il nous reste une roquette... Tout le monde se met en position : le lanceur est prêt à tirer, tandis que nous sommes parés à mitrailler les éventuels survivants… Tir de roquette… Le véhicule est immobilisé, mais pas détruit. Mais les types à bord commettent une bourde : ils descendent par réflexe du véhicule. On ne les rate pas… Ils s'écroulent fatalement les uns après les autres… On se précipite pour récupérer leur matos. Des armes automatiques et des munitions. Pendant ce temps, Catsy, resté en position sur la hauteur, règle leur compte à plusieurs hostiles qui tentaient de s'approcher… On a quand même un blessé à déplorer chez nous. Je m'en charge... J'ai pas pu résister au plaisir de la prendre cette photo-là : il s'agit de Flash, surnommé « le missionnaire » par ses camarades de combat… Il est temps de se regrouper pour bouger de cet endroit : ça risque de devenir malsain dans peu de temps... Tout le monde en profite pour vérifier ses armes. Le capitaine nous dit qu'on ne peut pas progresser frontalement vers le camp, vu la distance à découvert qui nous sépare de l'objectif. On va donc effectuer un large contournement par la gauche, histoire d'aborder l'objectif par son point le plus vulnérable (et surtout, par le point qui nous permettra de nous en approcher le plus sans être repérés)… Et c'est parti ! Cependant, la présence de cet hélico nous force à nous faire le plus discrêt possible. Dès qu'on l'entend, on se jette au sol... De temps en temps, une courte pause est nécessaire pour faire le point. A priori, le camp se trouve derrière la colline devant nous. Il faut juste espérer, vu la configuration du terrain, qu'on n'ait pas de mauvaise surprise avant d'arriver au sommet. C'est parti… Il ne faut pas trainer ici… ça motive pour avancer rapidement, malgré la fatigue qui se fait de plus en plus sentir… Cette course semble interminable… Par la force des chose, on commence tous à ralentir… C'est pourtant pas le moment de faiblir ! Une ruine est visible devant nous… Elle tombe bien, celle-là ! On va pouvoir rapidement s'y arrêter pour reprendre notre souffle… Ah ! Je savais que j'aurais pas dû picoler hier soir… Je le paye, aujourd'hui… C'est reparti ! Bon sang ! C'est un coriace, le capitaine… Même pas le temps de reprendre mon souffle... ça y est ! On arrive en vue du camp… C'est vrai qu'on s'en est bien approché… Du coup, l'équipe se déploie sur sa nouvelle position. Il faut quand même garder un œil sur l'espace qu'on a traversé : on ne sait jamais… On se prépare pour l'assaut final… ça va être coton : il faut approcher jusqu'à l'édifice en terrain complètement découvert… C'est alors qu'en contrebas, j'entends des coups de feu qui proviennent de notre arrière garde. Ils viennent visiblement de repérer une patrouille, et on commencé à l'engager. Pas question de laisser des ennemis sur nos arrières. Les traçantes fusent de part et d'autre. Heureusement, le combat a lieu de l'autre côté de la colline, et assez loin… Normalement, les coups de feu ne devraient pas être entendus du camp. Enfin… J'espère... Une fois de plus, l'engagement est rapide et tourne à notre avantage. Mais je vois au loin Flash qui traine un camarade visiblement blessé… Je sens que je vais avoir du boulot... Pendant que je reste un peu en retrait pour les premiers soins, Shrek donne l'ordre d'attaquer… Tout le monde se lève et se précipite vers le camp… La surprise semble totale, vu le temps que qui se passe avant les premiers coups de feu… Derrière, je fais pas le malin… L'hélico repasse encore une fois au-dessus de nos positions... Je progresse à nouveau, et m'arrête pour soigner un gars légèrement blessé à la jambe. Ouf ! L'artère n'a pas été touchée… Une explosion me fait sursauter (ce qui n'est pas top vu que j'étais en train de manipuler le bistouri…). L'hélico, ou plutôt ce qu'il en reste, s'écrase dans un vacarme assourdissant. Devant, je vois quelqu'un (Cepu?) avec un lance missile probablement récupéré sur un cadavre ennemi. En tout cas, joli tir… Je ne demande pas mon reste et file droit devant pour atteindre le pied du camp. La première enceinte franchie nous permet de prendre appui à couvert. De là, on commence à arroser le mirador en face. Mais la résistance est féroce... Mais nos tirs se font assez précis… Rapidement, la situation est en train de basculer à notre avantage… Les ennemis planqués dans le mirador sont touchés les uns après les autres. On sent que les types d'en face paniquent… Et là, je dois dire que malgré les tirs, je souris… Intact, au milieu de la cour centrale du camp, un hélicoptère… Il faut croire que ça pourrait être notre porte de sortie... Au bout de 10 minutes, plus aucun coup de feu ne retentit… ça tombe bien : l'état de nos munition est catastrophique. Une fouille en règle des bâtiments permet de retrouver nos deux camarades prisonniers. Inutile de vous décrire leur joie lorsqu'ils nous ont vu… Ils paraissent épuisés, mais en bonne santé. Je les examine rapidement : du repos est ce dont ils ont le plus besoin… Une inspection de l'hélico est entreprise. Il semble fonctionner, et il y a du carburant dans les réservoirs. On va pouvoir se tirer de se foutu trou… Tout le monde embarque rapidement… Je croise les doigts… L'hélico fait un raffut du tonnerre, mais décolle… Ouf ! A l'intérieur, on se détend un peu… Les sourires reviennent, tout comme les blagues pourries de certains d'entre-nous… Une réaction au trop plein de stress… L'arrivée sur Stratis est l'affaire d'une bonne heure de vol… Je crois que je vais dormir un peu… J'en ai bien besoin... Demain est un autre jour… Et nul doute que des missions dangereuses, on n'a pas fini d'en voir...
  14. Mission n°10 – Débriefing Altis – Mardi 10 juillet 2035 – 1720– Point d’insertion de l’équipe alpha. Journal d’Anatoli, médecin au sein de la section Alpha. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - « Vous le croirez jamais ! Depuis le temps qu’on bourlingue sur Altis pour la libérer du CSAT, eh ben j’ai été à la plage cet après-midi pour la première fois… Y’avait du monde… Comme si la guerre était déjà loin… Pourtant, on est à 15 km du front, à vol d’oiseau. De voir tous ces bikinis après ces semaines de combats éprouvants, c’est… Comment dire… Oui. Bon… Vous m’avez compris, quoi… C’est d’autant plus reposant qu’on n’a plus à s’occuper de nos arrières, sans mauvais jeu de mot… Les FAA du général Lazaridis ont réinvesti tous les points stratégiques qu’on a capturés les jours précédents. Les FAA sont bien équipées, et du coup, ça libère un maximum d’effectifs chez nous pour se concentrer sur la seule partie d’Altis encore occupée : le nord-est. Et là, pas de doute que le CSAT va s’y accrocher comme une bernique sur son rocher. Bon, c’est pas le tout, mais il est temps de rentrer à la base… Arrivé sur place, une certaine agitation règne dans les lieux. Je tope le premier gars que je rencontre pour lui demander ce qu’il se passe. Surpris de me voir en tenue de plage, il me répond que la ville de Rodopoli (sur la ligne de front) va probablement faire l’objet d’un assaut massif du dentiste et de ses hommes. Oh oh… ça pue cette histoire. Dans le carré du groupe Alpha, tout le monde est en train de s’équiper… Je file pour faire de même, et 10 minutes plus tard, je suis opérationnel. Le lieutenant Cepu nous dirige vers un camion. On grimpe dedans. Je demande au lieutenant où se trouve le capitaine Shrek… Il me regarde et me répond qu’il est cloué au lit, à l’infirmerie depuis cet après-midi… Une indigestion de bouffe locale, apparemment. Zut… J’aurais dû le savoir… Ce pique, c’était un reproche par rapport à l’après-midi plage que je me suis octroyé… Le camion démarre, et après un voyage sans encombre, on s’arrête à Rodopoli pour débarquer. Rassemblement pour briefing… Le lieutenant nous répartit en 2 groupes : -= Groupe Alpha =- Chef d'escouade : Cepu Groupe d'assaut Chef de section : Djmika Mitrailleur : Tequiller Spécialiste AT-4 : Amnesia Préposé aux munitions : Karl Groupe d'appui Chef de section : Stekor Fusilier : Artic Mitrailleur : Joarius Fusilier : Luxaeterna Infirmier : Anatoli Nos ordres vont être de patrouiller dans Rodopoli et, en cas d’assaut du CSAT, de nous organiser pour assurer la défense du site. Bigre… A côté de moi, je remarque un nouveau… Lux, il s’appelle… Fraichement débarqué de notre centre d’entrainement de Guyane… Il a l’air un peu perdu, mais très vite, des camarades lui montrent comment régler sa radio, et des petits trucs utiles en cas de coup dur. C’est ça, l’esprit d’équipe au sein de la section Alpha… Le briefing terminé, on se prépare. Je vérifie mon chargeur de Famas. Je me rends compte que je suis un des seuls à être resté fidèle à mon bon vieux Famas F1, alors que la plupart des autres gars sont passés sur la version « Commando ». Un peu de nostalgie, peut-être… Je dois vous dire que j’avais ce même fusil lors de la fameuse bataille « des 100 yacht » sur Stratis. Il m’a tiré de plus d’un mauvais pas… Alors, je le bichonne… Et la patrouille peut commencer… C’est calme, ici… La section d’assaut nous précède de 50m. Les maisons ont l’air vide… Les habitants ont déserté le secteur il y a peu. Miraculeusement, l’église est intacte… Elle a échappé aux stigmates des précédents combats… Alors que la patrouille devient de plus en plus monotone, un appel radio du QG nous laisse littéralement sans voix… Le QG vient d’annoncer au lieutenant que le dentiste a été capturé non loin d’ici, derrière les lignes ennemies ! J’en reviens pas ! Se pourrait-il que ce soit la fin des combats sur Altis ? J’en ai les bras qui m’en tombent ! Le QG annonce qu’un camion va venir nous récupérer pour nous conduire derrière les lignes ennemies, afin de rejoindre le général Lazaridis et ses hommes : c’est apparemment ce dernier qui a capturé le dentiste, et il souhaite le confier à ce qu’il considère comme une unité d’élite. Nous, quoi… Alors là, si j’avais parié que cette carpette de Lazaridis aurait été capable d’une telle action… L’endroit où il souhaite qu’on le rejoigne est une ruine antique… Un ancien théâtre de l’époque romaine… J’en ai entendu parler. Magnifique, d’après ce que je sais… Décidément, il a le sens de la mise en scène, le général… Le camion arrive peu de temps après. La section Alpha monte à bord… Visiblement ébranlée par cette nouvelle… Le camion s’ébranle. A bord, les discussions vont bon train… Une telle nouvelle, ça n’arrive pas tous les jours… Telles que je vois les choses, on va ramener le dentiste dans nos lignes, et nos dirigeants politiques vont être trop heureux de lui coller un super procès international ultra médiatisé… Ça risque d’agiter des endroits comme le Takistan, ça… Le camion file bon train. Le ciel s’est bien couvert, depuis tout à l’heure… A bord, nos deux mitrailleurs maintiennent toute leur vigilance à l’arrière du camion… On ne sait jamais. Ça fait 5 minutes qu’on est entré en zone ennemie… Le coin est vraiment désertique, ici… Presque sauvage… Pas une seule maison sur plusieurs kilomètres. Peu après, on arrive en vue d’une petite crique… Je note l’endroit, parce que je compte bien y revenir plus tard pour bronzer ! Oui, je sais… Je sais… Mais c’est comme ça… A 800m de notre objectif, le lieutenant Cepu fait stopper les véhicules… On descend… L’idée, c’est de finir le chemin à pied. On se répartit vite en 2 colonnes, de part et d’autre de la route, et la progression commence. Les paysages traversés sont grandioses ! Autour de nous, le vide… Juste le vide… Et ce silence est impressionnant… On n’entend que le bruit léger du vent qui rase ce paysage de lande tourbée… Les ruines sont bientôt en vue. Deux véhicules sont stationnés devant. Nous les passons, et entrant dans le théâtre. Il ne reste de l’édifice qu’un morceau de la scène, et les gradins en pierre qui forment un demi-cercle. Lazaridis se tient au centre, sur la scène. A côté de lui, un homme, les mains sur la tête. Pas difficile de deviner qu’il s’agit du dentiste. Disposés en demi-cercle sur les gradins, les hommes de la FAA assurent la couverture. Ils sont nombreux… Le général n’a pas fait les choses à moitié ! Ils ont l’air de brutes patibulaires, ces types de la FAA… Lazaridis s’adresse au lieutenant Cepu qui le salue. C’est bien ce que je pensais : ce général a un ego surdimensionné… Il nous tient un discours sur l’efficacité de ses hommes, bla bla bla bla… Bref, c’est lui qui a tout fait le boulot, quoi… J’ai envie de lui mettre mon poing dans la figure… Mais je suis censé soigner les gens, pas les massacrer. N’empêche que je lui prendrais bien la température, à ce gars-là ! J’ai un mauvais pressentiment. Et je suis pas le seul… Les gars aussi sont nerveux… A un moment, Lazaridis nous demande de mettre nos armes à l’épaule. Le lieutenant hésite, mais le général lui répète cet ordre, plus fermement. C’est un général… Le lieutenant nous fait signe. On obéit… A ce moment-là, Lazaridis sort son pistolet, et le pointe doucement sur la tête du dentiste… La tension monte d’un cran… Il va quand même pas l’exécuter froidement ?!? Ce type, tout ennemi qu’il soit, mérite un procès… Le général arme tranquillement son arme… C’est pas vrai ! Il va pas l’abattre comme ça… Derrière Cepu, un camarade sort furtivement son pistolet Pamas… Puis un autre… C’est à ce moment-là que Lazaridis se tourne vers nous et ouvre le feu… Suivis par les types des FAA… De nombreux camarades s’écroulent, blessés… Le général se retire avec le dentiste qui lance un rire que je n’oublierai jamais ! J’ai pu me planquer, comme la plupart des gars… Mais déjà, Lazaridis et ces hommes se sont retirés vers leurs véhicules. On ne peut rien faire… Quelle m… ! Et quel p… de traitre ! Il nous a tous roulé, Lazaridis… ! Et ça veut dire quoi, ça ?... Nos arrières sont-ils encore sûrs ? Qu’est-ce qu’on va trouver en retournant dans nos lignes ? Est-ce que ce sont encore nos lignes ? Est-ce que tous les FAA sont avec Lazaridis ? Pendant que je soigne les gars, je me dis qu’il est temps pour nous de contacter le QG par radio, afin de les mettre au courant de la situation et de les prévenir…
  15. Mission n°9 – Débriefing Altis – Dimanche 8 juillet 2035 – 1845– Point d’insertion de l’équipe alpha. Journal d’Anatoli, médecin au sein de la section Alpha. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - « J’ai mal dormi, cette nuit… Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à la déroute calamiteuse d’hier lors de notre assaut sur Panagia. Et des pertes effroyables qu’on a subies… Mais c’était un baroud d’honneur de la part du CSAT, à bout de force (et de ravitaillement !) dans cette partie de l’île… Les groupes Oscar, Lima et Oméga ont repris Panagia, ce matin…, et le CSAT s’est replié rapidement. La ligne de front est stabilisée à ce niveau depuis 1100. Ce soir, dans 30 minutes, on part à l’attaque des deux derniers verrous de cette partie Sud-Est d’Altis : Feres et Selakano. Ça s’annonce compliqué, car la plaine entre Panagia et Feres est truffée de petits hameaux qui peuvent constituer autant de pièges mortels pour nous… Le capitaine Shrek nous rassemble devant le véhicule de tête de notre futur convoi. Les groupes sont constitués : -= Groupe Alpha =- Chef d'escouade : Shrek Chef de section : Djmika Chef de section : Flash Mitrailleur : Tequiller Mitrailleur : Carl Spécialiste AT-4 : Amnesia Spécialiste ERYX : Cepu Préposé aux munitions : Green Gunner Préposé aux munitions : Staiff Tireur de précision : Catsy Infirmier : Anatoli L’attaque sera menée d’ici 30 minutes. Je regarde ma montre… Mmm… Je vais récupérer mes JVN. Derrière moi, en me retournant, j’aperçois le départ de salves d’artillerie sur les positions du CSAT… Ils vous dérouiller, et je n’aimerais pas être à leur place… Je me dirige vers notre camion… Aujourd’hui, ça va nous changer de notre assaut de la veille : nous n’aurons qu’un blindé léger armé, et un camion. Derrière le convoi, le soleil est déclinant… C’est juste magnifique… Je rejoins mes camarades dans le camion. La plupart des gars montre des signes de fatigue. D’une manière ou d’une autre, les combats de la veille ont laissé des traces. Il va falloir que j’aie une discussion sérieuse avec le capitaine pour lui dire de ménager ses troupes, ou il risque d’y avoir de la casse… Les deux véhicules démarrent, et roulent vers Panagia… Le trajet est tranquille… Je regarde le paysage et me roule une clope… ça passe le temps… Nous passons à côté de Panagia, qui porte les stigmates des combats de ce jour… Quelques maisons finissent de brûler… Mais personne ne réagit à bord du camion. On dirait que les épreuves des derniers jours ont eu raison du peu de sensibilité qu’il nous restait… On arrive en vue des éoliennes pas très loin de Feres ; là, on met pied à terre. On a reçu comme consigne de sécuriser un hameau composés de quelques maisons et d’une chapelle (le « point Québec »), qui bloque l’accès vers la ville et qui peut constituer une épine dans notre dispositif. La progression vers un muret est furtive… De là, on aura un bon point de vue sur le point Québec. On se positionne tous le long du muret, et on observe l’objectif. Effectivement, aux jumelles, on aperçoit quelques soldats ennemis planqués, prêts à nous recevoir… L’approche va être mal aisée dans cet environnement. Le capitaine scinde notre groupe en deux : un groupe d’assaut, qui va prendre l’objectif frontalement, et un groupe de soutien (dont je fais partie) qui va le contourner. Lorsque nos deux groupes seront en position, on lancera l’assaut. En me retournant, je vois la silhouette du tireur d’élite et du mitrailleur du groupe qui se détache sur le ciel coloré de cette fin de journée… Derrière eux, les missiles et roquettes qui partent de nos positions pour s’abattre sur l’ennemi… Le capitaine donne les dernières consignes aux leaders des deux groupes avant la séparation… C’est parti ! On s’élance vers nos positions le plus rapidement possible… On arrive rapidement vers une petite chapelle qui nous offre une protection solide. On a vue sur le point Québec. Notre groupe de soutien se prépare à ouvrir le feu… On attend juste le feu vert du groupe d’assaut… Ça y est ! Le bal a démarré… Des traçantes fusent vers le point Québec… Les gus qui tiennent cette position n’ont manifestement pas l’intention de se laisser faire… Ils ripostent de manière inattendue… Le groupe d’assaut lance un appel radio au capitaine. Ils ont un blessé et sont immobilisés par un feu nourri… Le capitaine demande au véhicule blindé léger de se rapprocher de notre chapelle. Je vais monter à bord pour les rejoindre… Le véhicule met peu de temps pour rejoindre la position de l’équipe d’assaut. Elle est située en hauteur, et surplombe le point Québec. Mais hors de question de progresser tant que les tireurs embusqués n’auront pas été mis hors d’état de nuire… Entre la position et Québec, il y a du terrain découvert… La nuit tombe. On ne va pas s’éterniser ici. Je soigne le blessé (léger) , rejoins ensuite le sergent Djmika, qui dirige le petit groupe. Ce dernier demande au véhicule d’ouvrir le feu sur le point Québec, afin de permettre la progression d’un trio d’attaque. Flash et moi allons rester sur place pour assurer la couverture de l’attaque… Pendant ce temps, j’entends (et vois) les échanges de tirs entre l’équipe de soutien et le point Québec. Les traçantes fusent de partout. Je me mets en position avec Flash. L’obscurité s’épaissit. Néanmoins, le trio est arrivé sans encombre jusqu’au premier bâtiment qui constitue le point Québec. Le travail de « nettoyage » commence alors, sans trop de problème. On reçoit un appel radio qui nous signale que le point Québec est sécurisé. Bonne nouvelle ! Le capitaine Shrek ordonne aux deux groupes de se rendre sur place pour un regroupement. La nuit est carrément tombée… Et la pluie avec ! J’allume mes JVN, les règle ; ça y est : je suis opérationnel. On se met en colonne et la marche vers Feres commence… Les tirs d’artillerie sont ininterrompus depuis notre départ du point d’insertion… Certains tirs font d’ailleurs mouches, comme le montrent ces fumées qui apparaissent de temps en temps… Un véhicule a dû en ramasser un ! Un obus de gros calibre tombe sur nos 9H, non loin de notre position… Les faubourgs de Feres sont en vue. La ville est éclairée… ça ne va pas faciliter notre tâche… On se sépare en deux groupes, un à gauche et l’autre à droite de la route. La progression devient naturellement plus prudente… Soudain, des tirs dans notre direction nous forcent à courir nous mettre à l’abri, à l’entrée de la ville. Je trouve un mur en ruine et m’y dissimule… Je ne vois pas d’où viennent les coups de feu. Le tireur d’élite Catsy arrive vers moi en portant un camarade touché pendant notre course… Je m’occupe de lui… Les échanges de tirs s’intensifient. Les tireurs ont été repérés… Une tentative de contournement de nos flancs est déjouée… Mais d’autres blessés sont à déplorer… Je commence à avoir beaucoup de boulot, là… Et travailler avec des JVN n’est pas une mince affaire… Pendant ce temps, les deux groupes se sont efficacement déployés, et l’ordre de contre-attaque est donné par le capitaine. La mitrailleuse Minimi crache une flopée de traçantes vers les positions ennemies ; on en profite pour s’élancer avec succès plus en avant. Nous avons pris pied dans le village… Les gars se couvrent mutuellement pendant cette avance rapide qui contraint les forces du CSAT au repli… Mais le centre de la ville n’est toujours pas atteint… On s’en approche, en éliminant la résistance sporadique qui tente de nous barrer la route… C’est un combat usant pour les nerfs… Cepu me fait signe de m’écarter… Je m’exécute… Je le vois prendre place près d’une grille, et épauler calmement son lanceur Eryx… Dans un vacarme du tonnerre, il lance un missile sur une cible que je ne vois pas… Le sourire qu’il affiche et l’énorme éclair qui suit en disent long sur l’état de cette cible… On s’élance vers l’objectif détruit… C’était un véhicule… … Qui explose encore une seconde fois ! Les munitions, probablement… L’extrémité Sud-Est de la ville est en vue. On se redéploie de manière à faire face à tout imprévu, et on reprend la progression… Nous sommes à deux doigts de sécuriser Feres… Les dernières maisons sont atteintes et sécurisées… Le bruit des combats cesse dans Feres… On en profite pour faire une halte… Je bois un peu d’eau, et recombine mes chargeurs… Il ne me reste que peu de munitions… ça va être chaud pour reprendre Selakano. Mais la clé de la victoire est la prise de ce bled… Le capitaine Shrek vient vers nous, et silencieusement, nous fait signe de nous préparer à reprendre la route… Il nous reste une zone de champs à traverser avant d’arriver à Selakano, située tout près d’ici… On y va ! Un moulin magnifique se dresse devant nous. Je vois mes camarades se jeter au sol devant… Sans réfléchir, j’en fais autant ! Je redresse la tête et vois notre lanceur AT accroupi, prêt à faire feu. Le projectile part du tube et explose contre un véhicule blindé léger, dont il ne reste qu’une carcasse fumante. Les occupants ont dû être tués sur le coup… Bien joué ! On a eu chaud… La progression reprend, silencieuse… Rien ne semble venir troubler les derniers mètres qu’il nous reste à parcourir. Je suis fatigué. Encore une fois, des tirs dans notre direction montrent que l’on vient d’être repéré… J’ouvre le feu dans la direction des tirs… Le capitaine nous donne l’ordre d’avancer vers une station essence… Je me relève, et ne traine pas… Tout le monde se regroupe à l’abri des murs en béton du bâtiment. Des mouvements de troupes ont été repérés un peu plus loin devant. On se prépare au pire… Mais au final, on dirait bien que les troupes du CSAT se replient vers le village. On en profite pour avancer. Les fumigènes couvrent notre approche, dans une certaine mesure… Et inlassablement, on avance… Le but est presque atteint. Courage… Je sens comme une sorte de motivation autour de moi… La détermination fait place à la fatigue sur les visages… Des contacts sont repérés à l’entrée du village. On ouvre le feu… Et on se planque aussitôt : il y a un blindé lourd, type T-172, planqué derrière un bunker ! Le capitaine prend son temps : il pointe minutieusement sur la carte les coordonnées du char ennemi, puis appelle la QG pour demander un tir d’artillerie lourde sur cet objectif. Le QG répond positivement… 40 secondes plus tard, j’entends le sifflement caractéristique des obus qui vont pleuvoir sur la position ennemie… Bingo ! Le char explose dans un vacarme d’enfer… Le bunker et tout ce qu’il y a dedans avec ! Joli tir ! Trop fort, notre capitaine ! On s’élance vers le bunker pour s’y mettre à l’abri, et couvrir le reste du groupe. Qui ne tarde pas à arriver avec quelques blessés, touchés lors des derniers échanges de tirs. Je m’en occupe une fois de plus, comme je peux, avec les moyens du bord. A l’abri du bunker, avec un peu de lumière, ça va tout de suite bien mieux… La suite des opérations ne tarde pas à arriver… Rapidement, rue par rue, nous nettoyons l’objectif… Les combats sont rudes, mais l’ennemi semble avoir compris qu’il avait perdu cette partie de l’ile… Les derniers tirs cessent bientôt, et nous sortons de nos positions… Silence… Rien que la pluie qui tombe depuis tout à l’heure de manière ininterrompue… J’en arrive à presque la savourer… Nous venons de remporter une grande victoire. Tout le monde en est conscient… Mais ce n’est pas fini… Les forces du CSAT menacent d’exécuter des prisonniers si nous n’arrêtons pas notre attaque sur Altis… Je ne sais pas ce qui nous attend, mais une fois encore, on s’en tire… Je me roule une clope, et la fume en la savourant pour la première fois depuis bien longtemps… ».
  16. Mission n°8 – Débriefing Altis – Samedi 7 juillet 2035 – 0745– Point d’insertion de l’équipe alpha. Journal d’Anatoli, médecin au sein de la section Alpha. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - « Ouah… Quelle cuite ! J’en ai encore la tête retournée… Et pas que la tête, d’ailleurs… J’ouvre les yeux, et me rends compte que je me suis encore assoupi… A ma montre, il est 0745… Autour de moi, tout le monde s’agite… ça me donne envie de gerber… Un vrombissement du tonnerre me tire de ma torpeur… Deux chars Merkava modèle Mk.XII viennent de démarrer, et font chauffer leur moteur. Je me lève, et vois passer le capitaine Shrek. En forme, on dirait, malgré ce qu’on a vécu il y a quelques jours… Ce dernier nous fait signe de nous rapprocher. Je m’exécute. Malgré ma gueule de bois, je comprends que l’offensive visant à reconquérir la partie Sud-Est d’Altis est lancée. Une fois de plus, nous en seront l’élément clé… Nous allons ouvrir la route jusqu’à Selakano avec nos 2 chars, un camion de ravitaillement et un blindé léger. Bref : on tire sur tout ce qui bouge qui vient du Sud-Est, quoi… Le CSAT appréciera sûrement ! Notre objectif est la capture des 4 villages du secteur. On grimpe dans le camion… Les équipes sont constituées comme suit : -= Groupe Alpha =- Équipe Spécialisée Chef de section : Shrek Démineur AC : Amnesia Démineur Mitrailleur : Tequiller Sniper : Catsy Infirmier : Anatoli Namer Conducteur : Staiff Tireur : Artic -= Groupe Delta =- Delta-1 Conducteur : Djmika Tireur : Cepu Delta-2 Conducteur : Karl Tireur : Joarius Les chars Merkava passent devant nous pour ouvrir la route. Le capitaine a demandé que 50m minimum séparent les véhicules. On démarre, et nos véhicules ferment la marche. On traverse quelques bleds, qui semblent désert… Les habitants ont dû fuir la zone, pressentant que ça allait forcément chauffer dans le secteur… Les équipages des chars font preuve d’une certaine nervosité… Je vois les tourelles qui tournent frénétiquement, à la recherche du moindre signe suspect… La possibilité que le CSAT ait truffé la route d’IED n’aide pas à la sérénité… Prêt d’un petit poste de garde fraichement installé, juste avant la ligne de front, on a soudain la (mauvaise) surprise de voir le général Lazaridis en personne sur le bas-côté de la route. Je l’ai immédiatement reconnu à son air arrogant et suffisant… Crevure ! On l’attend sur le champ de bataille avec ses pseudos soldats… Pas en arrière ! Après tout, on se bat pour lui ! Une fois que le convoi le dépasse, il rentre d’ailleurs bien au chaud dans son poste de garde… Notre convoi passe devant les carcasses des chars qui ont été héroïquement stoppés et détruits grâce au sacrifice de l’équipe Alpha il y a quelques jours… Pauvres bougres : ils y sont tous restés. Mais ils ont permis d’éviter qu’un grand trou ne soit ouvert dans nos lignes… Pyrgos était à deux doigts de tomber… Un énorme bruit d’explosion suivi d’une secousse me tire de mes pensées… C’est quoi, ça ?!? Le capitaine se lève, prend son arme et nous crie de descendre du véhicule. Ça y est ! J’ai définitivement décuité… C’est le char de tête qui a fait l’objet d’un tir d’obus perforant. Une partie de la section file se mettre en position (et à l’abri !) dans les rochers à droite de la route. Je reste derrière le véhicule, car j’ai entendu un cri… Quelqu’un est blessé… C’est notre mitrailleur qui a dégusté. Ça n’a pas l’air trop grave… Je m’occupe de le soigner, les copains l’ayant tiré à l’abri de notre véhicule. Sur ma droite, je vois le capitaine courir vers l’avant de la colonne… De là, je ne vois pas ce qui se passe… Une fois notre camarade stabilisé (vu ce que je lui ai injecté, ça me fait marrer de dire « stabilisé » !), je prends mon bon vieux Famas F1, et cours sur la droite du convoi, à l’abri d’un rocher. Plus haut, notre tireur d’élite a pris position et ouvre le feu sur des hostiles repérés à plusieurs centaines de mètres. Visiblement, il fait mouche, car je vois mes camarades progresser par bonds, en avant de la colonne… Je redescends prudemment vers le convoi, n’étant d’aucune utilité sur cette position. Je tombe sur Flash qui est en pleine conversation radio avec le capitaine. Le deuxième char se met en marche, prend position près du premier… Soudain, il ouvre le feu, et je vois quelque chose exploser au loin… Sacré tireur, ce Joarius ! Le silence revient… Plus aucun coup de feu ne se fait entendre. Le capitaine, en liaison avec Catsy notre tireur d’élite, effectue un balayage aux jumelles thermiques. RAS. On remonte dans les véhicules, et la colonne se remet en marche. Le char de tête est opérationnel, malgré un tir direct qui l’a endommagé. On sait maintenant que le blindage de nos tanks est un précieux atout ! A 300m, alors qu’on arrive au niveau du blindé léger détruit par le second char, une maison est visible sur la pente d’une colline, qui doit probablement surplomber le village de Chalkeia, notre premier objectif. Notre véhicule sort de la route, et se dirige vers cette maison. Les chars prennent position de part et d’autre de la route, de façon à couvrir le secteur le plus large possible. Un bunker est visible entre la carcasse fumante et notre véhicule. A peine avons-nous mis pied à terre, que des tirs fusent dans notre direction. On se jette au sol… Mais pas assez rapidement ! Notre tireur d’élite prend une balle dans le buffet… La poisse. Le capitaine le tire en arrière, à l’abri… Notre position est bonne, mais il faut du monde pour la tenir… Des ennemis sont repérés droit devant, vers le village de Chalkeia, et aussi à droite de notre position, vers le bunker. Les chars n’ont que peu de visuel sur ces cibles potentielles… Un des deux chars s’avance un peu sur la route et fait feu sur le bunker. C’est un massacre… Le bunker est mis KO en un rien de temps. On « finit » les pauvres types qui tentent de s’échapper… Devant nous, vers le village, la situation se stabilise… J’en profite pour soigner notre tireur d’élite. Il est un peu sonné, mais la blessure était superficielle… D’ailleurs, il est vite sur pied, et trouve une position qui lui permet de liquider les derniers hostiles situés dans Chalkeia. Le village semble désert. Plus aucun coup de feu n’en provient… Tout le groupe de soutien se rassemble au sommet de la colline, prêt à dégringoler sur Chalkeia. C’est parti ! Le capitaine donne l’ordre de charger vers les maisons les plus proches. Je ne traine pas, car on est à découvert, et l’idée de me faire buter par un sniper ne m’enchante pas plus que ça… Une demi-heure plus tard, Chalkeia est déclaré sécurisé. Notre convoi reprend sa route à travers une ville fantôme… La rue principale du village monte vers un endroit d’où l’on peut apercevoir le deuxième village qu’on doit capturer, Panagia. Le capitaine et un camarade descendent du véhicule, et 10 minutes plus tard, on repart. Un peu plus loin, un hameau se dresse sur le flanc d’une colline… Suspect, et à portée de tirs de nos véhicules. Le capitaine ne veut pas prendre de risque : on planque le véhicule, et on va aller voir. Les chars nous couvrent. Une fois de plus, l’équipe de soutien (nous, quoi…) se déploie et grimpe la pente douce vers la maisonnette… Fort jolie, d’ailleurs… Soudain, je braille à tout le monde de se coucher ! Je viens de voir du mouvement par la fenêtre ouverte sur la façade Sud-Ouest… Une seconde plus tard, on est tous au sol. La progression reprend, et arrivé au pied de la baraque, nous essuyons des coups de feu. Je lance un fumi vers la porte d’entrée et un autre devant la fenêtre. Le capitaine fait irruption dans la maison, pistolet au poing, et ouvre le feu… Il en ressort 10 secondes plus tard en nous faisant signe que c’est nettoyé à l’intérieur. On le rejoint, prudemment… Alors qu’on fait le tour du bâtiment pour le sécuriser, les chars couvrent notre progression… Le temps de souffler 10 minutes, on reprend notre progression, plus lentement… Notre équipe se divise en deux, et on se répartit de part et d’autre de la route, où l’on progresse à côté (et sous la protection) des blindés. A gauche, au bout de 15 minutes, on aperçoit des moulins au sommet d’une colline… Cette colline doit d’ailleurs surplomber Panagia. Le capitaine trouve que ce serait intéressant de s’y rendre pour avoir un point de vue sur la ville qu’on va bientôt attaquer. De plus, il est possible que ces moulins soient occupés par le CSAT. Il est bien sûr hors de question de laisser des troupes ennemies sur nos arrières… On se déploie donc, et l’équipe se répartit le long d’un muret, excellente position pour appréhender ce nouvel objectif. Les chars stoppent, et pointent leur tourelle vers les moulins… Et ça ne traine pas ! A peine a-t-on entamé la montée sur le petit chemin de terre sinueux que des coups de feu claquent ! On court vers le plus proche moulin, à l’abri de fumigènes, pour se mettre à couvert. J’ouvre le feu et grille un chargeur de Famas sans résultat apparent. Mes camarades en font de même, avec plus de résultat… Le capitaine ordonne un tir de couverture, et on continue la progression en courant… Les balles sifflent à mes oreilles… J’ai une montée d’adrénaline… Et promis, je ne me suis rien injecté ! Arrivé au second moulin, je vérifie d’un coup d’œil rapide qu’il n’y a pas de tireur embusqué au niveau du toit… ça va ! On finit par nettoyer la zone, et les véhicules nous rejoignent au sommet. On a une excellente vue sur la ville de Panagia. Je descends 20m plus bas dans les ruines d’une ferme pour avoir un meilleur point de vue. C’est à ce moment-là qu’un des chars ouvre le feu sur un véhicule se déplaçant dans le village… Coup au but ! Ce dernier explose et je vois sa tourelle faire un bond de 5m dans les airs dans un bruit dément de métal tordu ! Je remonte pour reprendre ma position initiale avec le reste du groupe… Le capitaine Shrek nous donne l’ordre de redescendre le chemin en terre vers la route. Je m’arrête une dernière fois pour regarder la colonne de fumée… Un de moins ! La colonne se reforme sur la route ; mais rapidement, quelques coups de feu tirés de trop loin nous forcent à nous déployer. Une série de murets devant semble offrir une bonne protection. On s’y précipite. De là, on entame une dernière observation du village. Il semble que le capitaine a repéré des pièces d’artillerie. Là, je dois dire que j’ai flippé : on n’a rien pour traiter ce genre de menace… Et si les types en face sont des cadors, on risque de déguster sévère… Décision est alors prise de faire appel à une frappe aérienne. Et vite… Si les gus nous repèrent, ça va être une vraie boucherie… Au bout de 5 minutes d’angoisse, le moteur sifflant caractéristique d’un A-10C se fait entendre… Et le miracle apparait enfin. Des gerbes de flammes sortent des ailes du A10 ; des roquettes sont lâchées par grappes entières… Les explosions qui suivent ne laissent planer aucun doute : des pièces d’artillerie ont été détruites. Ça, c’est sûr… 57 Mais simultanément, des coups de feu claquent sur nos 10H… M… ! On a été contournés par des troupes ennemies… Je vois des camarades s’écrouler… Là, on dérouille ! On riposte comme on peut, mais rapidement, on est obligé d’opérer un retrait vers un muret situé en arrière, près d’un arbre. Des camarades portent les blessés… La course se fait sous le feu ennemi, de plus en plus intense… Il est mal barré, notre assaut ! Au même moment, un jet ennemi sorti d’on ne sait où fait son apparition dans les cieux, et se met en chasse du A10… ça se présente de plus en plus mal, cette affaire… Le bruit des moteurs est assourdissant ! http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/60.jpg Je tourne la tête à gauche et vois un camarade lâcher une roquette AT sur un blindé léger qui vient droit sur nous. Coup au but, Dieu merci ! http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/61.jpg Nos blindés n’ont plus d’obus… ça sent la déroute… Malgré tout, la destruction de ce blindé nous offre un court répit. On en profite pour regrouper les blessés, et je commence à les soigner. Là, j’ai du boulot… http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/62.jpg Pendant que je m’active à garder en vie le plus grand nombre de gars possible, les hommes valides de la section s’organisent pour assurer la couverture du périmètre. On est très vulnérable, sur cette route… http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/63.jpg Alors que je commence à soigner Tequiller, ce dernier est pris de convulsions… Je n’arrive pas à le stabiliser, même avec l’aide d’autres gars… Soudain, il se crispe d’un coup et reste immobile, les poings serrés et les yeux grands ouverts ! C’est fini… Je suis fou de rage ! http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/64.jpg Au même moment, on annonce le retour de forces ennemies vers nos positions. Punaise ! Le capitaine donne l’ordre de décrocher. http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/65.jpg On sabote les véhicules devenus inutiles, et on se tire en balançant des fumis ; mais les troupes du CSAT canardent dur vers nous… Le bruit des armes à feu est omniprésent. http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/66.jpg On essaie d’organiser notre repli… Les plus avancés couvrent ceux qui arrivent, etc. Mais c’est la panique. En face, ils mènent une véritable contre-attaque qui se transforme en déroute pour nous… http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/67.jpg http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/68.jpg Leur attaque s’intensifie, et le semblant de discipline qu’on tentait de préserver vole en éclat ! C’est clairement du chacun pour soi maintenant ! De toutes manières, les munitions sont presque épuisées… http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/69.jpg On balance nos derniers fumis. On n’a plus le choix : il faut se tirer vers la position des éoliennes, en hauteur… Le capitaine a eu le temps de demander une évac par hélicos. http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/70.jpg Les moulins ne sont plus qu’à 400m… Je n’en peux plus… J’ai l’impression que mes poumons vont exploser… http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/71.jpg Ça y est… J’entends l’hélico qui arrive ! Les mitrailleurs latéraux ouvrent le feu pour nous couvrir, et nous grimpons à bord le plus vite possible… http://dtf.chatperche.free.fr/Arma3/VF_Campagne_Mis10/72.jpg A bord, l’officier pilote nous indique qu’il faudra y retourner d’une manière ou d’une autre… Le contrôle d’Altis passe par la sécurisation du Sud-Est de l’ile… En attendant, le capitaine nous dit qu’on aura au moins 24H pour récupérer et reconstituer les effectifs… Il va falloir appréhender la nouvelle donne tactique de manière efficace et pragmatique. Non : ce soir, je ne me saoulerai pas… »
  17. Bransle bas de combat ! c'est la guerre ce mercredi soir 11 mars sur DayZ !! Présent !!
  18. Mission n°7 – Débriefing Altis – Mercredi 4 juillet 2035 – 21:50 – Point d’insertion de l’équipe alpha. Journal d’Anatoli, médecin au sein de la section Alpha. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - « Magnez-vous ! Allez ! Allez ! Allez ! Aux camions ! Ça, c’est la voix du capitaine Shrek… On dirait que ça chauffe… Heureusement que j’ai préparé mes affaires il y a une heure… Je me saisis de mon barda, et je retrouve les camarades de la section Alpha au pied du camion qui doit nous emmener au casse-pipe… Ben oui : je me doute qu’on va pas à la plage… En interrogeant le sergent Djmika, j’apprends que la situation n’est pas fameuse sur le front. Une section a été anéantie il y a quelques heures là-bas, près de Dorida, et les sections Tango et Sierra qui tenaient la ville ont été mises en déroute et éparpillées autours de cette bourgade… Le capitaine Shrek nous explique alors que l’on va devoir retrouver les deux sections en fuite, et les amener vers le point d’extraction ; cette dernière sera opérée par hélico (callsign : Echo). Ensuite, le plus coton s’annonce : arrêter le CSAT, le fixer sur place et reprendre Dorida… Le tout en pleine nuit… Mmmm… Que du bonheur en perspective. Tiens, au fait… Où il est, notre cher Lazaridis ? Jamais là quand on a besoin de lui… Je dis ça, je dis rien… Le Hummer de tête fait rugir son moteur. Il est temps pour nous de grimper dans notre camion. La pluie fait son apparition. Et le froid avec… Une fois à l’intérieur, nous donnons un coup de main à nos camarades lourdement chargés qui veulent grimper dans le vénérable camion. On essaie de faire vite, en pensant à nos frères d’armes coupés de tout… Le petit convoi se déplace rapidement… ça secoue dur dans le camion… J’en arrive à me demander si je préfère pas l’hélico… C’est dire ! Au bout de 15 minutes, le camion s’arrête. Nous descendons et sécurisons rapidement le périmètre. Le capitaine Shrek appelle les sergents Djmika et Stekor. Visiblement, il leur donne les consignes. Au loin, à quelques centaines de mètres, des colonnes de fumée nous indiquent que les combats ont dû être sévères dans le secteur. Les sergents Djmika et Stekor reviennent, et constituent vite les deux groupes de la section Alpha : Bleu : Stekor, Staiff, Joarius, Amnésia et Stekor. Rouge : Djmika, Tekiller, Cepu, Carl. Quant à moi, je me retrouve avec le capitaine… Soudain, ça s’agite à gauche du camion : le strobe du leader de la section Tango est visible à 500m de là… Les chefs d’unités organisent rapidement les colonnes, et nous progressons rapidement vers le signal. Il est difficile de se repérer, malgré nos JVN… L’absence de point de repère évident complique la tâche. Les leaders vont avoir du boulot, ce soir… Devant nous, pas très loin du signal de Tango, on aperçoit une maison isolée… ça fera une bonne planque pour faire le point… Le hic, c’est la distance en terrain découvert qui nous sépare de cette bicoque ! Je suis tendu comme un coucou. La tension est palpable pendant la progression des groupes. Soudain, un coup de feu claque, et des traçantes fusent dans notre direction… Tout le monde se jette à terre, et déjà, plusieurs camarades ouvrent le feu dans la direction des tirs… Les tirs croisés du Hummer et de la section Alpha finissent par faire taire l’ennemi… Aussi soudainement que ça a commencé, les tirs cessent… Le silence revient, pesant… Nous restons tous immobiles, à l’affut du moindre bruit pouvant trahir la présence de l’ennemi… Je reçois un appel de mon sergent… Un blessé léger a besoin de mes services… Arrivé sur place, je me dirige vers le blessé. C’est Cepu, notre AT, affectueusement surnommé « Eryx le Viking » par ses camarades de combat… Il a juste une égratignure à l’épaule droite. Je m’en occupe rapidement. Trois minutes plus tard, nous revoilà en ordre de marche, et nous arrivons à la petite maison. Le périmètre est immédiatement sécurisé. Ça fait du bien, cette petite halte improvisée… Des éclairs commencent à zébrer le ciel… Il manquait plus que ça… Je me dirige vers l’angle gauche du bâtiment. Le sergent Djmika en profite pour contacter la section « Bleu » qui a bifurqué vers l’Est après l’accrochage. Deux camarades s’éloignent du bâtiment pour se diriger vers un virage sur la route derrière nous. Soudain, des cris proviennent de nos arrières… Suivis moins de 5 secondes plus tard d’une rafale d’arme automatique. D’instinct, je me retourne et me mets en position, prêt à ouvrir le feu… Je scrute nos six, prêt à réagir… Deux silhouettes arrivent rapidement vers nous, en criant de ne pas ouvrir le feu. L’une d’entre-elle transporte un corps… Effectivement, il s’agit d’un civil… La patrouille le dépose devant la maison… J’examine le type allongé au sol. C’est pas brillant… Il s’est pris 3 balles dans le buffet et est dans le coma… Je crains ne pas pouvoir faire grand-chose pour lui. Les deux camarades de la patrouille nous expliquent que ce gars s’est pointé tranquillement vers eux et a soudainement sorti une arme à feu. Mais notre entrainement fait que nos réflexes sont à toute épreuve ! Effectivement, l’examen de l’arme confirme que le gars devait probablement être un espion du CSAT… Une arme de ce type ne court pas les rues, même à Altis… Je m’éloigne du groupe pendant qu’ils transportent le type dans la maison, puis rejoins le capitaine Shrek. Ce dernier est en train de scruter les collines sur notre flanc gauche. Soudain, il s’immobilise sur un point à l’horizon… Il se retourne et appelle le sergent Djmika. Ce dernier rapplique illico. Le capitaine lui montre un point à l’horizon… Droit devant, sur une colline, il explique avoir repéré du mouvement. Il demande donc au sergent de prendre deux hommes avec lui et d’aller voir de plus près ce qu’il y a là-haut. Immédiatement, le sergent rameute deux gars, et le trio s’élance vers leur nouvel objectif. Je reste à côté du capitaine, qui observe attentivement la progression du petit groupe. Soudain, des traçantes suivies de claquements secs illuminent l’horizon et rompent le silence… Les trois hommes se couchent au sol et organisent la riposte. Le mitrailleur déploie sa Minimi et arrose le sommet de la colline. Les deux autres camarades lâchent de courtes rafales… Les échanges de tirs sont fournis. Mais rapidement, la Minimi atteint un des tireurs embusqués… L’intensité des tirs diminue, puis ces derniers cessent. Immobiles, le trio attend et observe leur objectif. Plus de mouvement. Le sergent reçoit alors l’ordre de retraiter vers la maison qui nous servait de point de ralliement. Entre temps, la section « Bleu » a rejoint notre position. Ils viennent de rallier les survivants des deux sections éparpillées après les durs combats dans Dorida. Le capitaine appelle les deux sergents. Visiblement, ça discute dur, là-bas… C’est à ce moment-là qu’un message de l’hélico en charge de l’évacuation de Tango et Sierra se fait entendre sur la radio longue portée du capitaine. L’hélico sera sur zone dans 5 minutes… Pas de temps à perdre… Le capitaine donne les consignes aux sections « Rouge » et « Bleu » : les « Bleu » vont effectuer un contournement de Dorida par le flanc nord, afin d’ouvrir un deuxième front pour créer une diversion et permettre ainsi à la section « Rouge » de mener une attaque frontale. Les deux groupes s’ébranlent, et la section « Rouge » se met en position, face au village, pour couvrir l’évacuation de Sierra et Tango. Un bruit de rotor attire mon attention… ça y est ! Le voilà… Il amorce une rapide descente, et se retrouve bientôt en vol stationnaire, à un mètre du sol. Les survivants des deux sections embarquent immédiatement. Nous chargeons aussi à bord le civil gravement blessé… Je sais même pas si ce type va supporter le voyage ! L’hélico redécolle, mais est pris à partie par une batterie AA… Probablement du 37mm… Notre Hummer, planqué près de la maison, ouvre alors le feu sur le départ des traçantes… Visiblement, le tir du véhicule est très efficace, puisque les tirs cessent… Une colonne de fumée apparait alors au loin, dans le village. Bien joué, les gars ! C’est à ce moment que le capitaine nous crie de nous mettre à couvert ! Un hélico de combat du CSAT pointe son museau… Je le vois ! C’est une vraie terreur, ce truc… Une puissance de feu de malade ! On a eu à faire à ce genre d’engin lors de la fameuse « bataille des 100 yachts », sur Stratis… J’en garde pas un bon souvenir… Déjà, tout le monde se met à couvert, dans les buissons autours de la maison. Le Hummer essaie de pointer son canon vers l’intru… Le capitaine Shrek demande par radio l’intervention d’un A-10 afin d’éliminer la menace. Immédiatement, le A-10 accuse réception du message et annonce un décollage imminent, et une arrivée sur zone dans 5 minutes. Bigre ! Elles vont être longues, ces 5 minutes… A cet instant, l’hélico ennemi fonce vers le Hummer ; les 2 occupants de ce dernier sortent du véhicule et courent se jeter au sol le plus loin possible ; l’hélico lance une salve de roquettes S8-KOMM qui pulvérise le Hummer… Ils ont eu chaud, les gars ! Le A-10 annonce son arrivée imminente sur zone… Il est temps, car l’engn ennemi a déjà fait deux passes de straffing sur notre position, heureusement sans toucher personne… Ça y est ! Je le vois, notre avion… Il passe au-dessus de nous dans un vacarme assourdissant ! S’ensuit un combat entre les 2 appareils volants… Je ne peux pas dire ce qui s’est passé exactement (oui ! J’avoue : j’avais la frousse et je suis resté plaqué au sol en attendant que ça se passe…), mais je crois bien que le A-10 a eu raison de l’hélico… Entre temps, le capitaine a ordonné à Cepu et à un autre camarade de s’éloigner de notre position pour prendre un peu de hauteur afin de couvrir notre prochaine progression. En regardant au loin vers le village, il me semble apercevoir les flammes provoquées par la chute de l’hélico ennemi… Il a fait du bon boulot, notre A-10 ! Alors que nous nous regroupons, parés à reprendre notre progression, Cepu annonce qu’ils sont accrochés, blessés et immobilisés. Le capitaine ordonne au sergent Djmika de mener la progression vers Dorida ; il se tourne vers moi et me dit que nous allons nous déplacer à la rencontre de Cepu… Gloups... Nous voilà donc partis tous les deux. La progression est rapide, et nous nous dirigeons vers la dernière position connue de Cepu… Alors que nous sommes sur le flanc de la colline, des traçantes passent à côté de nous ! Je me jette au sol. Déjà, le capitaine m’annonce avoir repéré les tireurs, et ouvre le feu. Je me relève et fait de même. Mais il a déjà neutralisé deux types… Le combat est intense et rapide… Après 30 secondes d’échange de tirs, le capitaine m’annonce que la menace est éliminée. Je le couvre pendant sa progression à la recherche de Cepu. Nous finissons par tomber sur lui… Il est conscient, mais salement amoché. Je fais un diagnostic de notre camarade : une bastos l’a touché au ventre… Mais il semble que les dégâts soient somme toute pas trop graves… Je m’occupe de lui administrer les premiers soins, et visiblement, il a l’air d’apprécier mon cocktail à base de morphine et d’adrénaline… Pas sûr qu’il sache encore comment il s’appelle, tellement il a l’air shooté… Mais il arrive cependant à se remettre debout, et nous nous tirons de cet endroit. Entre temps, le reste de la section « Rouge » a visiblement été accrochée, et nous retrouvons Staiff, isolé, qui nous rejoint. Les gars sont immobilisés plus bas, derrière un muret, quasiment tous blessés. Ils ont été allumés par une mitrailleuse planquée en embuscade. Et pendant ce temps-là, pas de nouvelle des « Bleu » et de leur position. Ça s’annonce difficile, cette progression vers Dorida… Nous nous remettons en marche, bien décidés à rejoindre le reste de la section « Rouge ». La progression est prudente, car le terrain est vraiment découvert. Ça y est ! Nous les repérons ! Mais en y regardant de plus près, nous comprenons pourquoi la situation est grave… Ils sont en effet immobilisés par des tirs d’arme automatique de gros calibre… ça va être coton… Nous réussissons tant bien que mal à soigner tous nos camarades blessés. La riposte s’organise, et après quelques échanges de tirs nourris, l’arme automatique ennemie se tait définitivement. On en profite pour se tirer de là, avec comme nouvelle priorité de partir à la recherche des « Bleu », qui viennent d’annoncer qu’ils sont bloqués par plusieurs tireurs embusqués à l’entrée de Dorida. Mais nous n’avons pas plus de précision quant à leur position exacte. Au pas de course, nous filons vers notre nouvel objectif… Par moment, j’entends le bruit du moteur caractéristique du A-10 qui passe non loin de notre position… C’est rassurant… A un moment, j’entends comme une sorte de détonnation sourde, puis aperçois sur ma droite, une gerbe de flammes qui descend vers le sol… C’est pas vrai ! Est-ce le A-10 qui vient de se faire descendre ? L’entrée du village est en vue. On fait une courte pause… Nous sommes alors contactés par un tireur d’élite qui vient de rejoindre notre position, à 300m derrière nous, sur les hauteurs. Flash, il s’appelle le gars… Ce dernier annonce qu’il assure notre couverture pendant l’avance vers Dorida. Le capitaine lui demande d’essayer de repérer la section « Bleu ». Nous restons sur place pendant deux minutes, puis reprenons notre avance vers Dorida. Des coups de feu claquent de manière sporadique… Ça y est… Les faubourgs sont atteints… On ne traine pas sur la route… C’est dans ces moment-là que je ne regrette pas tous les exercices matinaux pour se maintenir en forme… Nous allons nous réfugier pour faire une courte halte derrière une maison. Le tireur d’élite nous annonce qu’il nous a en visuel, et qu’il vient de repérer les membres de la section « Bleu ». Apparemment, leur situation n’est pas fameuse. Ils ont été sévèrement accrochés à l’entrée du village, et ils ont eu des pertes. Il va falloir partir les retrouver. Flash nous communique leur position, et c’est près de la nôtre. On va donc pouvoir y aller très vite. En tous cas, leur objectif qui était de créer une diversion a parfaitement fonctionné… Trop bien, même, visiblement… Effectivement, les gars de la section « Bleu » étaient dans une situation de blocage… Mais ils ont finalement pu éliminer les hostiles qui les avaient accrochés… Mais à quel prix ? Devant moi, étaient allongés quatre camarades salement amochés… Je me suis donc mis au boulot, et je dois dire que j’ai accompli quelques miracles de premiers soins. Si un jour un concours est créé dans ce domaine, je m’y présente avec de bonnes chances de l’emporter ! On y passe facilement une demi-heure. Au bout du compte, tant bien que mal, la section « Bleu » est opérationnelle… Mais certains gus sont tellement shootés que leur confier une arme à feu relève du délire psychotique le plus total ! Enfin… C’est pas moi qui décide… Et nous voilà reparti, les « Bleu » et les « Rouge » regroupés, à l’assaut de Dorida. Je peux lire la détermination sur les visages… Enfin, du moins sur ceux qui ne sont pas trop camés… Nous avançons de part et d’autre de la route, prêts à faire feu en cas de pépin… Notre tireur d’élite couvre notre progression… Selon sa dernière communication radio, l’entrée du village semble dégagée… Il faut dire que le CSAT a dû visiblement avoir beaucoup de pertes ici, entre les combats contre Sierra et Tango, et l’accrochage avec la section « Bleu ». La chute de Dorida nous semble inéluctable… Leur chaine de ravitaillement parait ne plus être pleinement opérationnelle. C’est bon signe… Le capitaine fait un court arrêt pour jauger la situation. RAS… C’est bon signe… Nous reprenons notre avance prudente… Communication du tireur d’élite : RAS… La route vers le centre du village semble claire… Oh oh… Là, ça se corse… Le toit d’un véhicule armé est visible derrière un mur, devant nous… Il est planqué près de l’église… Le capitaine appelle les deux AT du groupe… Ces derniers partent se mettre en position de tir afin de neutraliser cette menace. Nous les couvrons… Soudain, le bruit caractéristique des missiles qui fusent vers leur objectif… Et Bam ! Direct au but une fois… Deux fois ! Je vois les explosions dans mon Eotech… Le tireur d’élite confirme que le véhicule n’est plus qu’un tas de métal fondu… La situation devient alors étrangement calme. Plus aucun coup de feu n’est audible… On dirait que le CSAT a abandonné Dorida… Si c’est le cas, nous venons d’accomplir un exploit : la sécurisation de la ligne de front (du moins je l’espère !). Je me dis que si les pauvres gars de la section Alpha qui a été anéantie il y a quelques heures n’avaient pas stoppé les blindés, ça aurait pu être tout simplement mission impossible ! Je contemple simplement les restes calcinés du véhicule, et les marques des combats des dernières heures… Quand cela finira-t-il ? Quand serons-nous en mesure de virer le CSAT d’Altis ? Nul ne peut y répondre… Et nul doute que le CSAT a encore de quoi nous pourrir la vie… Il semble avoir fait d’Altis le symbole d’un enjeu politique et stratégique qui nous dépasse tous… Mais ça, c’est une autre histoire… En attendant, je vais retourner à Pyrgos, et je crois bien que je me saoulerai, cette nuit… ». - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Vivement la suite de la campagne !!! Enjoy !!
  19. Zut !! Je serai absent demain... Ce sera pour la prochaine...
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