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La bataille navale de Koh Chang

Le 17 janvier 1941 se déroule une bataille navale dans la baie de Koh Chang, entre les forces navales françaises et les forces navales du Siam. Ces velléités prennent naissance dans l'attirance que procurent les forces de l'axe avec l'Allemagne et le Japon en Asie, certains pays dont le Siam se tournent vers la doctrine national-socialiste, et un régime militaire supplante le roi et prend le pouvoir au royaume de l'éléphant blanc en 1939.

La doctrine politique "Panthaïe" prend le dessus et essaye d'assurer sa propre zone d'expansion, à l'image du Japon, en revendiquant des territoires peuplés d'ethnies thaïes, en Birmanie, Laos et Cambodge. La France, en Cochinchine occupe déjà ces territoires et refuse de céder aux pressions exercées par les Panthaïes. Le gouvernement du Siam est conforté dans sa doctrine par l'appui politique du Japon, qui lui livre du matériel militaire moderne afin d'équiper ses forces. Une guerre de deux mois se déroule alors entre les forces Françaises de Vichy et la Thaïlande, anciennement Siam, il faut noter que l'état-major de l'armée du Siam est exclusivement composé de cadres formés dans les écoles militaires Françaises.

Les Français sont en sous-effectif sur terre, mais disposent d'une force navale conséquente au Tonkin. L'amiral Terraux, Commandant de la Navale en Indochine, décide de frapper un grand coup en envoyant la marine défaire la flotte Siamoise à Satahib. Le capitaine de vaisseau Bérenger à bord du croiseur léger "La motte-Picquet", dirige la flotte, il fait quitter discrètement le mouillage à la force navale française de Poulo-Condore. Composée de cinq bâtiments, un croiseur léger, deux avisos coloniaux et deux avisos, elle représente une force non négligeable que les Thaïes doivent prendre en compte. À des fins de défense, les Thaïs, ont rassemblé leurs navires au même endroit, dans la baie de Bangkok ou Koh Chang, La force navale ennemie est composée de deux garde-côtes cuirassés dont l'un armé de tourelles de 203mm, d'une dizaine de torpilleurs de conception italiennes et Japonaises modernes, deux avisos, un sous-marin et deux mouilleurs de mines.

À l'aube du 17 janvier 1941, les cinq bâtiments français se présentent au large de l'archipel de Koh Chang et prennent position de manière à tenir les sorties possibles et prendre la flotte ennemie dans une nasse. L'effet de surprise est complet, les navires Siamois sont à l'ancre et les hommes font leurs gymnastiques quant à l'horizon se pointent les canons du "La Motte-Picquet". Un hydravion français vient survoler les bateaux thaïs et donne l'alerte quand celui-ci commence le bombardement des torpilleurs Siams. À 6h15, les Siamois ouvrent le feu sur les assaillants par le sud, les Français répliquent en visant les lueurs de départ des feux ennemis, coulant par des coups aux buts trois torpilleurs "Penthaïs". Le "La Motte-Picquet" torpille un bâtiment garde-côtes et zigzague entre les iles de l'archipel en tirant sur le bâtiment le plus puissant garde-côte présent au mouillage. Le navire Thaï est en feu touché plusieurs fois, il finira par chavirer dans l'après-midi, à 8h00 du matin la bataille est terminée et aucun des Français n'a été touché alors que cinq bateaux Siamois sont coulés soit un tiers de la flotte dont les bâtiments les plus importants, le succès est total bien que l'aviation Siamoise attaque par deux fois sans résultats. La Thaïlande se trouve contrainte de signer un armistice bien que les Japonais ont une autre idée en tête, mais pour plus tard dans l'année ce qui permettra au Panthaïes d'accéder à leurs désirs d'expansion au détriment des Français.

La bataille navale de Koh Chang, est, après l'armistice de 1940, la seule bataille menée par des troupes entièrement françaises, avec du matériel exclusivement français, sur un territoire français et gagné par nos troupes.

Cochinchine : Actuel Vietnam. (Wikipédia)

Tonkin : est la partie septentrionale du Viêt Nam actuel à l'ouest du golfe du Tonkin. (Wikipédia)

Indochine : située au sud de la Chine et à l'est de l'Inde. (Wikipédia)

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L'offensive de la Sarre.

L’objectif des forces françaises lors de l’offensive sur la Sarre, était de soulager le front polonais en attirant les forces allemandes sur la Sarre. Hélas ce fut un cuisant échec. Face à l’effondrement rapide de la Pologne, le haut commandement fut pris de court, ayant dû lancer l’attaque sans que les contraintes logistiques soient en place. L’impréparation de l’armée française est flagrante, absence d’obus de rupture pouvant percer le béton, aucune instruction sur l’usage des mines ne figure dans les manuels, aucun cours ne sera dispensé sur le sujet, insuffisance et vétusté des moyens de franchissement du génie matériel datant de 1914 (sac Habert en autres)…Voici quelques chiffres qui traduisent bien cette impréparation, en 1924 l’armée décide de changer le fusil-mitrailleur et de modifier le calibre de la cartouche d’infanterie (du Lebel 1886 de 8mm, pour la cartouche de calibre 7.5mm), le fusil qui doit recevoir cette nouvelle cartouche n’est disponible que..12 ans plus tard en 1936 et la production d’alors est de 10.000 fusils par mois pour plusieurs millions de réservistes. L’aviation dispose d’environ 1000 avions, des avions multiplaces, lents et surarmés. Face au développement des armées de l’air étrangères, la France décide d’un plan de remplacement en 1936, après avoir fait des observations durant la guerre d’Espagne, elle se rend compte de l’obsolescence de son matériel. Quatre ans après, la France dispose au plus, de 500 chasseurs modernes et de 90 bombardiers rapides dont 70 de nuit, alors que dans le même temps la Luftwaffe dispose de 7000 appareils modernes et d’équipages au fait de leurs entraînements en première ligne. Il en est de même pour tous les rangs de l’armée Française, l’artillerie et son canon de 105, les armes antiaériennes 23mm, mitrailleuses lourdes, les chars trop peu produits et véhicules blindés quasi inexistants a la veille de la guerre.

Les Divisions pouvant intervenir lors de l’offensive de La Sarre sont en formation à l’arrière en grande partie, issues de la mobilisation générale, l’armée n’avait pas prévu de devoir équiper et former ses troupes pour une intervention rapide en Allemagne. La majorité des troupes d’active sont postées à la frontière Belges, où l’état-major s’attend à voir déferler les vert-de-gris comme en 1914. Les Allemands se gardent bien de ne pas contrarier l’idée des alliés concernant leur supposée offensive.

À une dizaine de kilomètres en retrait de la frontière franco-allemande, se trouve le "Westwall", s’étirant de la Suisse au Luxembourg, c’est le pendant de la ligne Maginot en version allemande, sans en avoir une puissance égale. La force défensive de la "Ligne Siegfried" (pour les Français) n’a d’égale que la puissance de la propagande de Goebbels. Bien que le haut commandement français soit parfaitement renseigné sur sa valeur réelle, le "Westwall' a bien joué son rôle dissuasif, rebutant les troupes à s’y frotter.

Le 1er septembre 1939, utilisant un prétexte fallacieux, d'un coup de main polonais sur la ligne frontière, en fait mis en scène par des SS, les Allemands passent la frontière polonaise. Les Allemands déclenchent la Seconde Guerre mondiale, obligeant l’Angleterre puis la France à prononcer l’état de guerre avec l’Allemagne. L’offensive de la Sarre débute le 9 septembre, dans la foulée, comme promis aux Polonais par le gouvernement Français. Les troupes françaises, s’avancent en territoire allemand et progressent difficilement dans un no man’s land compliqué, les terres ne sont pas exploitées, un dense réseau de forêts s’étire de part et d’autre de la rivière La Sarre, mais aucune opposition allemande n’est présente, l’offensive devient promenade. Les Français sont loin encore d’atteindre le "Schutzwall" dans cet entrelac de glacis et de bois, alternant zones marécageuses et champs de mines. Un mois avant, les Français étaient aux champs ou à leur travail, la difficulté de s’improviser biffin n’est pas commode, mais les hommes sont confiants et motivés en ce début de guerre, ne sont-ils pas la première armée du monde ? Pourtant, l’armée française manque de mordant devant les rares cas de résistance, les Français ont beaucoup de mal à avancer, ainsi en progressant dans un village allemand une seule mitrailleuse retiendra les Français une journée entière. Le 17 Septembre les troupes Russes envahissent, à leur tour, sans déclaration préalable, la Pologne, ce qui surprit l'état-major allemand qui n'était pas prévenu de ce fait. Que doit faire la France ? Déclarer la guerre à la Russie, supposée amie de la France ? Non ! (La seule réaction à cet envahissement de la Pologne par l'URSS, fut de la bannir de la société des Nations le 14 décembre 1939).

Le 21 septembre soit 12 jours après le commencement de l’offensive, un retrait est amorcé, les Français reviennent à leur point de départ, sur la ligne Maginot. Ce n’est que le 17 octobre que les dernières troupes françaises quittent la zone de la Sarre et se replient définitivement.

Pourquoi ? Le Colonel Mast explique que malgré ses demandes répétées, il n’a jamais reçu l’autorisation de s’en prendre à la ligne fortifiée allemande. Le haut commandement français semble conscient de l’impréparation des troupes françaises, ajoutant le fait que l’armée Polonaise s’effondre quasiment en direct vu de Paris, le commandement sent bien que l’Allemagne, sitôt sa victoire acquise, redéploiera la totalité de son armée aux frontières Ouest. Il était encore temps de faire plier Hitler, mais le doute était distillé et la France se retire. N'oublions pas non plus que le gouvernement redoute ce qui pourrait être la troisième invasion de la France en moins d'un siècle.

Commence alors ce que les Allemands appelleront la "Sitzkrieg" (Guerre assise) ou, la drôle de guerre pour les Français. La France d’alors n’avait les moyens de sa politique, se reposant sur des lauriers fanés et bien fragiles, ayant loupé le coche d’une armée moderne et d’une doctrine profonde basée sur l’aviation et les blindés. La France possède les meilleurs chars au monde, mais son emploi reste digne de la 1re guerre, où le char n’est que de l’artillerie mobile au service de l’infanterie, l’aviation sert encore d’observatoires à l’artillerie. La faiblesse du renseignement explique aussi l’incapacité des Français ; si l’état-major avait su qu’aucun panzer ne se trouvait en face, la situation eut été peut-être différente, il n’y avait pas une seule arme antichar sur la "Ligne Siegfried" et finalement, la seule véritable défense allemande était sa propagande. Les actualités diffusées par les services du cinéma Nazi, en filmant la Blitzkrieg, ont fait peur et ont trompé le deuxième bureau français. La mauvaise interprétation de l’inaction allemande est à la source de diverses rumeurs qui ont miné, non seulement le moral des troupes, mais induit de fausses idées dans le haut commandement, insinuant le poison dans l’esprit de Gamelin, qui dès lors ne sait plus comment interpréter les informations contradictoires qu’il reçoit. Se pose ensuite la question de l’après l’invasion de la Sarre… Il n’y a pas dans les plans français de continuité, l’offensive n’est qu’une action de réaction, quoi faire après ? Aller jusqu’à Berlin comme en 14 ? La question ne se pose même pas !

Alors que l’armée allemande se prépare à d’autres actions, forte de l’expérience durement acquise face à une Pologne certes battue, mais qui fut très loin des prédictions de fragilité évoquées à son encontre, dans les états-majors français ; on se félicite en évoquant l’offensive de la Sarre comme "les succès brillants qui sont un heureux présage pour l’avenir".

L’offensive française a fait tout de même 196 morts dans nos rangs. Et ce n’est que le début d’une guerre longue où chaque camp va emprunter des voies qu’ils ne connaissent pas d’avance, ainsi la Pologne va produire ce qu’elle a de plus beau dans les airs durant la bataille d’Angleterre, mais également après le débarquement, en août 1944 où la 1ère division blindée Polonaise jouera un rôle essentiel durant la fermeture de la nasse au montormel. Je ne crois pas que la lâcheté est le bon mot, cette guerre a apporté des désillusions et des rancœurs qui aujourd’hui encore doivent être levées.

Mémorandum du 26 janvier 1940 par le colonel Charles de Gaulle aux généraux Gamelin, Weygand, Georges et à MM. Daladier, Reynaud :

"Or, jusqu’à présent, aucun des adversaires n’a su ériger la force mécanique en un système conçu, équipé, organisé, de manière à prendre à son compte l’effort principal pour la victoire. Assurément, les deux parties disposent d’avions et de chars, mais en nombre si faible, d’une puissance si restreinte et soumis à des règles d’emploi si timides, qu’ils ne viendraient même pas à bout de rompre les organisations fortifiées ennemies. Chacun d’eux, au lieu de créer un instrument de guerre nouveau, s’est borné à intégrer dans le système préétabli les moyens tout à fait différents que lui offre l’époque du moteur. Dès lors, ces moyens, s’ils permettent quelque activité épisodique et Fragmentaire, ne procurent point la possibilité des grandes entreprises qu’il est, pourtant, dans leur nature de réaliser.

A cet égard, il est vrai, les Allemands se sont approchés d’une conception rationnelle de la guerre. C’est ainsi qu’ils entamèrent le conflit actuel avec une assez importante aviation d’attaque et plusieurs grandes unités cuirassées, dont l’action combinée leur permit de foudroyer en deux semaines la Pologne grand État militaire de 35 millions d’habitants. Une action du même ordre peut, demain, les mettre à même de saisir, en Roumanie, en Suède, en Russie, en Asie Mineure, les territoires qui leur conviendraient. Mais les avions en nombre insuffisant, les chars trop légers, que le Reich est actuellement capable de mettre en ligne, ne suffiraient pas à briser la résistance française appuyée aux ouvrages et obstacles de la ligne Maginot. Il y a d’ailleurs tout lieu de penser que le gouvernement d’Hitler regretté amèrement aujourd’hui de n’avoir pas fait subir à son armée une transformation beaucoup plus profonde. Nul ne peut raisonnablement douter que si l’Allemagne avait, le 7- septembre dernier, disposé seulement de deux fois plus d’avions, d’un millier de chars de 100 tonnes ', de trois mille de 50 ou 30 et de six mille de 20 ou 10, elle aurait écrasé la France.

Quant à nous, attachés plus solidement encore aux antiques conceptions, nous avons commencé la guerre avec 5 millions de soldats, mais une aviation tout juste embryonnaire et des chars très insuffisants en nombre et en puissance. Encore cette force moderne était-elle construite, organisée, orientée, non point du tout pour frapper loin, vite et fort, mais au contraire pour n’agir qu’en fonction et à l’intérieur du système des masses. C’est ainsi qu’au point de vue aérien seuls comptaient nos appareils dits de chasse, c’est-à-dire de protection, et qu’en fait d’engins blindés nous ne disposions pratiquement que de chars légers dont le principe impératif d’emploi consistait à les disperser par petites fractions dans les rangs de l’infanterie.

Il n’y avait donc, pour nous, aucune possibilité de prêter à nos alliés de l’Est quelque concours direct ou indirect que ce fût. "

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Deux hommes à terre !

23 février 1941, au sud des îles Britanniques de Scapa Flow, se trouve le terrain d’aviation de Wick en Écosse où un escadron de Hurricanes est chargé de la protection de la base navale. Cet aérodrome est situé non loin de la mer près du phare côtier de Duncansby Head qui fonctionne, malgré la guerre ; plus loin une balise lumineuse indique la piste d’envol nord. En pleine nuit noire, comme de l’encre, sur le terrain, un énorme bruit se produit non loin des baraquements. Un Heinkel HE-111 vient de se poser sur le ventre, touché par la chasse nocturne, en mer, celui-ci pense se poser sur l’eau. La porte latérale s’ouvre et un canot est jeté à l’extérieur, suivi par deux des membres d’équipage en chaussettes, pour mieux nager!

La légende raconte que les Allemands se hissèrent dans le pneumatique et se mirent ensuite à ramer jusqu’aux pieds des Anglais stupéfaits !

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Oups !

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10 mai 1940, alors que l’offensive allemande, vers l’ouest, est déclenchée, la Luftwaffe s’en prend aux terrains d’aviation en France. Sur l’aérodrome de Londsberg près de Munich, un "Kette" de 9 Heinkels HE-111 se prépare à décoller pour aller bombarder Dijon-Longvic. L’Oberleutnant S. est à la tête de 3 des HE-111 de l’escadron. Ils décollent à 14 h 23, les neuf appareils se dirigent vers l’ouest, mais un banc de nuage dense se profile à l’horizon. La traversée se fait en aveugle, une fois de l’autre côté, l’Oberleutnant S. se rend compte que son groupe est seul, les deux autres Kettes de l’escadron ont disparu, ils venaient de se perdre dans les nuages. Il continue sa route pour bientôt apercevoir un aérodrome qu’il prend pour Dole-Tavaux et le bombarde puis il s'en retourne vers Munich.

10 mai 1940, 15 h 40, les hommes du Flugwache (Observation au sol) de Fribourg près de Baden aperçoivent un groupe de trois appareils clairement identifiés comme des Heinkels HE-111 P, des croix noires nationales visibles à la jumelle sous les ailes. 15 h 59 les hôpitaux commencent à recevoir des signalements de bombardement sur la ville de Fribourg. Deux appareils sont aperçus par la population, lâchant des bombes sur l’aéroport de la ville, 69 impacts seront relevés.

L’Oberleutnant S. s’est fourvoyé, il s’est trompé de cible et a bombardé par erreur l’Allemagne, faisant 57 morts, dont 16 enfants. 22 bombes non éclatées seront retrouvées dans les décombres, montrant les marques de nationalités indiscutables ! Mais qu’à cela ne tienne, Goebbels et sa propagande s’empare du sujet et démontre, par des tours de passe-passe, que c'est ici l’œuvre des Franco-Britanniques. Pourtant, un rapport du commandant de la Luftgau 7 démontre que ce bombardement est bien l’œuvre de l’Oberleutnant S. (son nom fut effacé des registres). Le rapport fut classé et l’affaire servi de prétexte pour effectuer des bombardements sur les populations civiles et les villes du nord, comme Anvers ou Rotterdam dans un premier temps.

Edited by Logarou

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Valiant et Queen-Elizabeth

19 décembre 1941, dans la rade du port d’Alexandrie, se trouvent les cuirassés britanniques Valiant et Queen-Elizabeth, l’un et l’autre vont être les victimes d’une stupéfiante action de la Regia Marina Italienne. Des torpilles humaines de la Decima Flottiglia MAS vont tenter de couler des navires Britanniques dans l’un des ports les mieux gardés des bases navales de la Royale Navy après celui de Scapa Flow. La Supermarina se doit de réagir et regagner la suprématie, en Méditerranée, qu’elle a perdue depuis l’affaire de Tarente en 1940.

L’opération GA 3 se profile, après deux échecs cuisants (GA 1 et GA 2, G pour Gamma), l’action pensée par l’état-major Italien, consiste à déposer trois sous-marins autonomes (SLC ou Maiali) au large des côtes Égyptiennes, chaque engin emportant deux nageurs de combat et des mines magnétiques. Simple dans sa conception, l’opération demande néanmoins une organisation très précise, une logistique, un timing, caractéristiques des opérations maritimes. Trois sous-marins, trois cibles, trois transports de mines, chaque commandant de SLC se voit attribuer une cible spécifique.

Les SLC (Siluri a Lenta Corsa ou torpille à marche lente), se présentent sous la forme d’une longue torpille électrique avec en son centre et en arrière deux sièges, pour s’asseoir à califourchon sur la machine.

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Luigi Durand de la Penne est à la barre du SLC 221, au petit matin du 19 décembre, quand l’engin se présente à l’entrée du port d’Alexandrie. Il navigue en surface pour économiser la batterie, basse sur l’eau c’est à peine si l’on remarque les rides laissées par les torpilles dans la nuit. Une fois dans la rade chacun se dirige vers sa cible, Durand de la Penne, a dans son collimateur, le HMS Valiant, cuirassé de près de 200m de long possédant quatre tourelles de deux canons de 15 pouces, c’est un fier navire. Les Maiali se faufilent entre les navires Français, gardés ici depuis l’armistice, puis ils plongent jusqu’à une vingtaine de mètres de profondeur, se perdant de vue dans les eaux noires.

Le SLC 221, sans un bruit, vient se placer sous la coque du Vailant où les deux plongeurs rencontrent toutes les difficultés pour placer leurs charges et les minuteurs. Le sous-marin est posé sur le fond, lorsque les deux Italiens le récupèrent celui-ci refuse tout simplement de démarrer. À court d’idées, Luigi Durand de la Penne et son équipier Emilio Bianchi, décident de le pousser sous la quille du cuirassé.

À l'aube naissante, lorsqu’ils émergent dans le port, des tirs de mitrailleuses venant du Vailiant, les accueillent, sans autre choix : ils se rendent. Un canot les amène devant le capitaine du cuirassé, fermement interrogés les deux hommes refusent de parler, le capitaine sait bien pourquoi les deux italiens sont là et essaye de savoir où les charges de démolition ont été placées. Devant l’obstination des plongeurs à ne pas parler, le capitaine les enferme à fond de cale. Quinze minutes avant l’explosion, Durant de la Penne demande à parler d’urgence au capitaine pour lui signaler l’imminence du danger. Sitôt dit le capitaine fait évacuer le navire mais en laissant les deux Italiens sur place.

Une énorme explosion retentit sous la quille du cuirassé au niveau d’une tourelle avant, le navire se soulève et retombe s’enfonçant dans les eaux du port et se pose sur le fond de la rade à quelques mètres sous la quille. Les Italiens s’en sortent par miracle, heureusement pour eux le sort les a épargnés. Quelques instants plus tard c’est au tour du cuirassé HMS Queen-Elizabeth de subir le même sort. Les deux marins Italiens du deuxième groupe réussissent à s’éloigner avant l’explosion, ils coulent le sous-marin avec leur équipement et se font passer ensuite pour des marins Français afin de sortir du port. C’est un pétrolier qui sera la victime de la troisième équipe, n’ayant pas trouvé de porte-avions. Les deux opérateurs seront capturés alors qu’ils tentent de rejoindre la haute mer.

L’opération GA 3 est un énorme succès, preuve étant faite, qu’une équipe de sous-mariniers bien entraînée peut à elle seule opérer en toute discrétion dans les ports ennemis. Six hommes ont réussi à immobiliser deux importants cuirassés de Sa Majesté pour de très longs mois de réparation, ils rendent ainsi à l’Italie sa suprématie dans les eaux méditerranéennes, mais pour un court moment seulement. Les Maiali vont encore étonner le monde par leurs actions courageuses, coulant un certain nombre de navires de commerce et de pétroliers dans différents ports anglais, inspirant même Churchill pour une action similaire contre le cuirassé allemand Tirpitz dans les eaux côtières Norvégiennes.

À partir de juillet 1942 un vieux cargo Italien, le Olterra, coulé sur la côte espagnole près de Algésiras servit de base secrète aux Maiali. Une ouverture pratiquée sous le niveau de flottaison permettait aux sous-marins de sortir en toute discrétion, cela jusqu’à l’armistice Italien de 1943.

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Le Special Boat Service en Afrique du Nord

Le Special Boat Service est une unité des forces spéciales de la Royal Navy. Constituée en majorité de marins, le SBS remplit les mêmes missions que le SAS, Mais avec une spécialité dans le milieu maritime et côtier. L’unité trouve son origine en 1940 sous le commandement de Roger Courtney, appelée "Folboat troupe" du nom du fabricant des canots utilisés par la troupe.

En 1941, le SBS est intégré à la Layforce au Moyen-Orient, chargée d’intervenir en milieu marin, ils sévirent en Méditerranée par des reconnaissances armées le long des côtes libyennes, et tunisiennes au cours des opérations contre l’Afrikakorps. Les reconnaissances sur Rhodes et les îles impliquées dans le conflit feront de la SBS une unité d’élite et d’expérience sans pareil. Au mois d’avril 1941 la Layforce organise un raid audacieux, sur les arrières des forces allemandes.

Cinq navires et un sous-marin accompagnent les hommes du 7e commando et un détachement de la Royale tank Corps lors d’un raid sur la ville côtière de Bardia en Syrie, proche de la frontière Égyptienne. La ville avait été prise aux Italiens en janvier 1941, puis reprise par les Allemands en février de la même année. L’objectif de la mission était de détruire un maximum d’installations et de matériel, de perturber les lignes de communication de l’axe. Cela afin d’obliger les forces Italo-Allemandes à renforcer les défenses côtières et par là même de dégarnir le front en vue de la prochaine 1ere offensive anglaise sur El Alamein. Dans la nuit du 19 au 20 avril 1941, cinq chalands (Landing Craft Assault) de débarquement se présentent devant les plages assignées, mais des problèmes récurrents d’abaissement de la rampe occasionneront beaucoup de retard et de soucis mécaniques. Les plages devaient être éclairées par des équipes venues en canot Folboat, débarquées au large par le sous-marin HMS Triumph, seulement celui-ci fut pris sous les feux d’une attaque d’un destroyer allié trop zélé, et heureusement maladroit. Les manœuvres d’évitement du sous-marin retardèrent l’action des commandos. Quoi qu’il en soit les plages n’étant pas balisées, la force principale débarqua sur les mauvaises plages. Aucune opposition sur les plages et aucune troupe ennemie non plus dans la ville, le service de renseignement britannique s’est complètement fourvoyé, quasiment aucun des objectifs n’est atteint faute… d’y être.

Certains des objectifs capitaux de la mission n’ont simplement jamais existé, seule la batterie côtière italienne est détruite ainsi qu’un dépôt de ravitaillement. Le raid n’enregistre qu’une perte, un officier des commandos tué par des tirs amis. Néanmoins 70 commandos se dirigent, après les opérations, vers les plages pour être rembarqués. Mais comme les lieux étaient mal indiqués dès l’origine du raid, ils ont attendu, en vain, que l'on vienne les évacuer sur la mauvaise plage et seront faits prisonniers par les Allemands. Le bilan passe d’un mort à la perte de 71 hommes.

Devant, entre autres, de telles erreurs la Layforce sera dissoute en décembre 1941. Certains hommes du Special Boat Service seront rapatriés en Angleterre pour former un second bataillon de SBS tandis que les anciens resteront en Afrique du Nord. Rattaché au service des SAS de David Stirling, ils participent à différentes actions commandos lors de raids sur Bouerat, Benghazi et sur les îles détenues par les Allemands comme la Crète, où les commandos infligent de très sérieux revers aux forces de l’axe. Les SBS sont rattachés au SAS en 1942 sous le nom des détachements L, M, N, leur base est à Athlit au sud d’Aïfa, ils y resteront jusqu’à la fin de la guerre, La SBS est désormais forte de 250 hommes, spécialisés dans les actions de commandos de marine. Ils mèneront avec les SAS, bien des raids en mer Égée et dans les Balkans, le détachement "L" participera à l’opération Manna et la libération de la Gréce.

La dernière opération du SBS aura lieu sur les rives du lac de Comacchio en Italie du nord. Il s’agissait pour le SBS de prendre la langue de terre sablonneuse entre les rives du lac et la mer, puis de traverser le lac et de prendre les petites iles situées au milieu du lac puis de débarquer sur les arrières des lignes allemandes. Ce plan de diversion était destiné à attirer l’attention des chefs allemands en un point de la ligne de front, alors que les alliés attaquaient vers Argenta. Cette dernière mission fut pleinement remplie et marqua la fin des actions du SBS qui fut dissous à la fin de 1945.

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Les Mohawks du Filthy 13

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Au sein de la 101e Airborne il était une section d’homme prêt à tout pour parvenir à leur fin, mais c’était un peu le cas de toutes les troupes d’élite non ? La section de démolition du 506e PIR, s’est particulièrement faîte connaître le 5 juin 1944, par une photo parue dans le magazine "Stars and Stripes". On y voit deux paras, les cheveux coupés à l’iroquoise, en train de se dessiner des peintures de guerre sur le visage, dans le style "Mohawks" du nord des grands lacs américains, les "Filthy 13". C’est le Sergent "Jake" McNiece qui est à l’origine de l’idée des peintures de guerre, étant lui-même d’origine amérindienne "Choctaw". Il déclara plus tard : "s’ils ont peur de nous comme parachutistes fous, eh bien, cela fait juste de nous des paras encore plus fous, ".

Le sergent était une figure de la compagnie, grande gueule il manquait régulièrement de respect envers sa hiérarchie. Mais c’était un homme fiable, fort de son expérience de pompier et expert en explosifs, il était entraîneur de l’équipe de football locale et très respecté. Il était une référence pour les "Filthy 13". Cette troupe ainsi que le sergent McNiece inspira divers rôles dont celui du sergent instructeur dans "les douze *****ards" le film de Charles Bronson, Jim Brown, Donald Sutherland. La réputation du "Filthy 13" était très mauvaise, les hommes n’en faisaient qu’à leurs têtes, les week-ends étaient souvent placés sous le signe de la beuverie et de la bagarre, les lundis matin marqués par des rétrogradations dues à l’impertinence. C’est ainsi, qu’a l’instruction en Angleterre, l’un des hommes du rang gagna 7 fois son grade de 1re classe, pour le perdre dès la semaine suivante, il fit le débarquement sans son grade, mais gagna le rang de sergent avant de se faire tuer.

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Le nom "Filthy 13" fait référence au fait que, durant leur formation en Angleterre, dans la section les hommes ne se sont lavés et rasés qu’une fois par semaine sans jamais nettoyé leurs uniformes… Leurs missions durant le débarquement étaient de détruire les ponts sur la Dives, de détruire les voies de ravitaillement ennemi. Cette rivière "La Dive" délimitait l’encagement des plages à l’aube du 6 juin, la destruction des ponts permettait d’empêcher les troupes allemandes de contre attaquer mais également de ruiner les chances d’une évacuation de la zone. Les "Filthy 13" fort de 12 hommes après le parachutage, ont détruit deux ponts et fixé un troisième. Le sergent McNiece a passé trente jours derrière les lignes ennemies avant de rejoindre les lignes alliés. Ils sont entrés dans la légende comme ça ! La moitié de la section fut soit tuée, blessée ou capturée au cours de la première nuit et première journée de combat du 6 juin, non sans avoir totalement réussi leurs missions, ils ont par la suite participé à la libération de Carentan. Ce sont eux que les Allemands décrivirent comme des truands assassins, prisonniers de droit commun, sans foi ni loi, largués derrière les lignes ennemies.

Jack Agnew ancien membre des "Filthy 13", a raconté à un journaliste après le débarquement : "Nous ne sommes pas des assassins ou quoi que ce soit d’autre, nous avons juste fait tout ce que nous étions censés faire. À certains égards nous avons fait beaucoup plus que ce qu’ils voulaient que nous faisions sans autres moyens que ceux que nous avions. Nous étions toujours en difficulté ". Après la bataille de Normandie McNiece a rejoint une unité de Pathfinders du 101e, il a, à chaque fois sauté derrière les lignes ennemies et fait le boulot qu’on attendait de lui. Cette unité, controversée, a toujours gardé sa réputation de fortes têtes et d’impertinence mais elle a accompli toutes les missions qui lui ont été assignées, ils ont participé aux largages sur la Hollande, enduré le siège de Bastogne dans le froid et pris de Berghof avec la 101e sans jamais faiblir.

Le sergent Jake McNiece fut le seul de sa section a terminer la guerre, il était le dernier des membres historiques des "Filthy 13", il est décédé en 1993.

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L'art d'embrouiller les choses !

Une très grosse bataille technologique s’est déroulée durant la dernière guerre, les enjeux de cet affrontement étaient ni plus ni moins que la survie de chaque adversaire. Au commencement de la Bataille d’Angleterre en juillet 1940, l’objectif de la Luftwaffe est de détruire la RAF pour permettre à la Wehrmacht de mettre le pied sur la côte Anglaise. Hitler n’a jamais été très chaud à cette idée et quand Halder, le chef de la marine, lui présente les contraintes logistiques de l’affaire, le Führer abandonne l’idée. Hitler à d’autres objectifs, son regard s’est toujours porté vers l’Est, sa zone d’expansion, et non vers l’Angleterre qu’il considère comme frère de race. Hitler ordonne dès lors le blocus des îles Britanniques, ainsi commence la Bataille de l’Atlantique.

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La force des U-Boots allemands, forment le blocus autour des îles britannique et en Atlantique. Ils sont en première ligne et infligent dans les premiers temps des revers catastrophiques à la marine marchande. Mais très tôt, les premières aides directes de la technologie, viennent renforcer l'aviation du Costal Command par l’apport des premiers radars maritimes.

Le radar d’interception aéroporté RAF Mk II AI, est un appareil extraordinaire pour l’époque, inutilisable au-dessus des terres en raison des faux échos, il offre son plein potentiel en mer. Le radar MK II, est capable de trouver en surface, un sous-marin à huit Kms, un navire à vingt kms, et la côte à 100 kms, ce qui est une véritable prouesse pour l’époque. Ce type d’engin n’est en capacité, que de donner une direction et une distance, uniquement dans le sens de la marche de l’avion. Le radar utilise deux types d’ondes courtes, une à longue portée et une autre à courte portée, obligeant l’opérateur à jongler constamment entre les deux longueurs d’onde. Plus la distance se réduit, plus les choses se brouillent et à 1,5 km ce n’est qu’un fatras d’échos illisibles, mais à cette distance les yeux des navigants sont habitués à trouver une cible.

Les unités de loups gris de Donitz enregistrent leurs premières défaites, c'est ainsi qu'il perd en une semaine ses trois meilleurs commandants de sous-marins. Mais la Kriegsmarine n’a pas qu’un tour dans son sac et en 1940, apparaît un appareil de détection passif d’onde radar, le "Metox". On ne connait pas bien l’origine de l’invention, probablement Française, d’autres disent Allemande, certains les deux, mais son nom vient de l’inventeur Français Metox Grandin. Le fonctionnement du Metox est rudimentaire mais efficace, il réagit aux trains d’impulsions envoyées par le radar anglais, le sous-marin sait qu’il est découvert quand l’opérateur ennemi change de fréquence pour le trouver. Le Metox a une portée effective de 14 km ce qui laisse largement le temps au U-Boot, de plonger avant l’arrivée de l’avion. C’était une antenne installée en dehors du sous-marin, sur la tourelle. Cette antenne rudimentaire, connue sous le nom de la Croix-Gascogne était composée de deux morceaux de bois attachés ensemble en croix, avec des fils de cuivre enroulés autour. Cette antenne devait être installée à travers une trappe à chaque fois que le bateau faisait surface.

C’est ainsi que les Liberator du Costal Command enregistrent de moins en moins de victoire et inversement. Les capitaines de sous-marins Allemands se mettent à utiliser le Metox comme l’arme absolue contre l’aviation anglaise, ayant une confiance presque aveugle dans l’appareil, d’un emploi si simple.

Avec l’aide des ingénieurs Américains, les Anglais mettent au point le radar ASV MkIII en 1943, fonctionnant non plus sur la bande d'onde, des centimètres mais celle des mètres, rendant le Metox complètement sourd. Et c’est une nouvelle descente aux enfers pour les sous-marins Allemands, qui ne reconnaissent plus les performances de leurs antiradars. Les sous-marins se faisaient attaquer en surface sans avertissement, par des avions de plus en plus efficaces dans cette sorte de chasse, bien des marins n’ont jamais su ce qui leur arrivait. Un bon nombre d’U-Boot finirent, de la sorte, au fond de l’océan, mais certains d’entre eux qui avaient survécu aux attaques, donnèrent l’alerte dans un retour exprès à la base.

Quelque temps plus tard un JU-51 de sauvetage en mer récupéra un pilote de l’aéronavale anglaise, il fut promptement interrogé au sujet des radars embarqués. Ce pilote se rendait bien compte que les Allemands étaient à la recherche de quelque chose à propos du rôle des radars Anglais ou plutôt pourquoi le Metox ne détectait plus rien ! C'est alors que le pilote eu l'idée d'inventer une histoire. Lors de l'interrogatoire suivant, il dévoila que les ingénieurs alliés avaient découvert que le Metox émettait un rayonnement parasite détectable, ce qui était entièrement faux. Mais Les Allemands réagirent au quart de tour à cette histoire, ce qui sema une panique indescriptible dans les bases sous-marines. Les U-Boots en patrouille furent rappelés et les ingénieurs commencèrent à travailler d’arrache pieds sur le sujet, les divertissant d’autres recherches plus précieuses. C’est ainsi que le pilote réussit à dissimuler l’existence du nouveau radar ASV MkIII, par une ruse sournoise et diabolique. Ce qui conduit à l’interdiction totale d’utiliser le Metox pas les U-Boots.

Ce n’était que le début d’une autre guerre autant technologique que psychologique, les nouvelles technologies ont apporté plus d’incertitudes dans le camp allemand que des moyens de lutter contre un ennemi invisible.

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Henschel Hs 293

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La bombe planante fut mise au point par l’ingénieur aéronautique, Herbert Wagner. Ce fut le premier missile radio guidé de l’histoire militaire, l’arme antinavires par excellence, elle était sans équivalent coté allié.

Son étude remonte à 1940, elle fut l’objet de toutes les attentions du bureau d’ingénieurs des usines aéronautiques Henschel Flugzeugwerke, de Berlin. Longue de trois mètres et pesant 650 kg, elle était munie d’une voilure et d’ailerons, d’un empennage avec une gouverne de profondeur et d’un moteur à propulsion. C’était un véritable avion sans pilote capable d’être guidée jusqu’à sa cible grâce à des signaux radio. Elle était larguée par un avion porteur et lâchée bien avant de passer les lignes de DCA. Son moteur lui permettait d’atteindre 900 km/h en quelques instants. La poussée effective du propulseur était de 10 secondes, puis la bombe planait sans bruit, dirigée jusqu’à sa cible à une distance de 20 km.

C’est en août 1943, que la Hs-293-A fit son apparition sur le front, en France dans le golfe de Gascogne, plus précisément, le HMS Bideford, une corvette en fut la première victime, deux jours plus tard c’était au tour d’une autre corvette de lutte anti-sous-marine, le HMS Egret, ce qui entraîna l’arrêt des patrouilles navales dans le secteur pour un temps.

La production de la bombe planante était prête en janvier 1943, mais dut être stoppée faute de trouver un avion capable de porter cette bombe. Plusieurs essais, non concluant, furent faits avec de Dornier-17 ou Heinckel-111, jusqu’à ce que le Dornier 217 fît son apparition. L’avion était un bombardier longue portée avec des ailes assez larges et longues pour emporter deux bombes ; l’inconvénient, c’était que sa vitesse était largement abaissée. La parade de l’état-major fut de surarmer l’avion, un total de dix mitrailleuses était monté sur tous les bords de l’appareil, pour cinq hommes d’équipage.

Lors de l’attaque des alliés sur l’Italie à travers le détroit de Messine, l’objectif assigné à la Luftwaffe était de détruire les bateaux de commerce, chargés du ravitaillement de l’armée d’invasion. Un staffel de Do-217 avait cette assignation, particulièrement efficace elle entraîna la perte d’une cinquantaine de navires. Mais la plus grande catastrophe provoquée par cette bombe planante eut lieu en atlantique quand un transport de troupes britannique le HMT Rohna fut coulé entraînant la mort de plus des 1100 passagers, américains pour la plupart, le 26 novembre 1943.

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En 1944, les alliés prirent le dessus sur la Luftwaffe et conquièrent la supériorité dans le ciel Européen. C’est ainsi que l’aviation allemande fut incapable d’utiliser cette invention contre les navires composant l’armada du débarquement. Ils abandonnèrent son usage dès le mois d’août 1944, bien que 12.000 exemplaires furent construits et que "seulement" 400 ont été utilisés réellement.

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Un poids sur la conscience !

(Histoire d'une photo), 19 mai 1944, le 332e Bomb Squadron du 94th Bomb Group, de la 8th Air Force à la charge de bombarder Berlin, le B-17G "Miss Donna Mae", est à sa place dans le box que constitue son Groupe. La DCA allemande joue son rôle est les obus explosent autour des avions. Est-ce cela qui provoque le lent mouvement du "Miss Donna Mae" vers la gauche, il dérive plus rapidement et vient se placer sous l’un de ses compatriotes. C’est l’instant ou la soute à bombe s’ouvre, personne ne s’aperçoit du mauvais placement de l’avion. L’ordre de largage est donné, les bombes de 1000 livres entament la descente et se rapprochent dangereusement de la queue du B17G. Une bombe touche l’empennage et déchire le stabilisateur horizontal gauche et l’emporte, l’avion entame une vrille mortelle incontrôlable dont l’équipage ne pourra pas s’échapper, les 11 membres de l'équipage trouveront la mort.

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le B-17G "Miss Donna Mae" juste avant d’être touché par la Bombe de 1000 livre

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Crevez-lui la coque !

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C’est en lançant ce cri, qu’à chaque attaque contre un sous-marin, le capitaine Frederik J. Walker, lançait la chasse. Voici l’histoire de l’homme le plus redouté des U-Boots allemands, celle-ci commence durant la guerre de 14-18 pendant laquelle le jeune Walker, sortit major de sa promotion, choisit le poste d’enseigne sur le destroyer Ajax, où au cours de la guerre il fait ses premières expériences dans la lutte anti-marine. Il finira la Première Guerre mondiale, second du HMS Valiant.

Durant l’entre-deux-guerres, il se remémore ses aventures lors des chasses aux sous-marins en atlantique. Il dirige sa carrière, vers les moyens de lutte ASM et les tactiques utilisées par les destroyers pour couler les bateaux ennemis. Il devient un expert en la matière à la nouvelle l’école d’application de lutte ASM de Portland, en 1924, sur le HSM Osprey, dont il deviendra le second en 1937. En 1940, Walker est affecté comme Operation Staff Officer, auprès de l’amiral Ramsay. Il se fait remarquer lors de l’opération Dynamo, l’évacuation de Dunkerque, il est cité pour la première fois dans les dépêches de l’amirauté. Il prend le commandement du 36e groupe d’escorte en octobre 1941, il accompagne les convois entre Gibraltar et l’Angleterre. 19 décembre 1941, c’est la première occasion pour lui de mettre en application ses idées de lutte ASM. Il escorte alors le convoi HG 76 (32 cargos), où cinq U-Boots seront coulés dont quatre par Walker en quatre jours. Cette date marque la première vraie victoire Britannique de la bataille de l’atlantique. F.J. Walker est décoré de la Distinguished Service Order (DSO) le 6 janvier 42, pour "son audace, son adresse et sa détermination lors d’escortes vers son pays de convois de grande valeur". C’est à cette occasion qu’il reçoit également son surnom, "Johnny" par référence à la marque de whisky… N’est pas marin qui veut !

Trois autres U-boots sont envoyés par le fond et en juillet 1942, il ajoute une première barrette à sa DSO et gagne le titre d’AS. Cet homme énergique ne se ménage pas, il est frappé d’un premier coup de semonce en 1942, la fatigue le terrasse, l’amirauté le rattache alors à Liverpool, pour un emploi à terre en tant que commandant des flottilles d’escorteurs.

En 1943, Walker est allé plaider sa cause auprès de l’amiral sir Max Horton, lequel lui donne carte blanche, "Johnny" Walker reprend un commandement à la mer. À bord du HMS "Starling" récent escorteur de la classe "Black Swan", il écume les mers, commandant un groupe de 6 sloops il met en pratique de nouvelles idées de lutte ASM. Ses méthodes peu orthodoxes pour l’époque, vont forger une arme extrêmement efficace. Original dans son approche de la lutte ASM, il se distingue de ses collègues par son côté excentrique, comme par exemple la diffusion, par les haut-parleurs du bord, d’une comptine pour enfant à chaque départ du port (A Hunting We Will Go (A la chasse nous irons)).

Walker commence à être très critiqué, l’une de ses tactiques consiste à laisser le convoi sans protection la journée, il laisse ses escorteurs chasser librement, les sous-marins signalés dans le secteur. La nuit suivante quand une meute de loups gris attaquait, attiré par le convoi sans protection, les escorteurs de Walker réapparaissaient en ratissant les côtés du convoi. "L’attaque rampante" et l’une des tactiques les plus efficaces, elle consiste à faire travailler deux escorteurs de concert, l’un "plot" le sous-marin et ne le lâche pas (c’est-à-dire qu’il le traque et le trace) tandis que l’autre attaque selon les coordonnées indiqués par le premier. Une autre tactique souvent employée par le commandant est "l’attaque en barrage" où les escorteurs sont en rangs, avançant en larguant des grenades sous-marines comme un barrage d’artillerie roulant, très efficace.

Au début 1944, son groupe coule 6 U-boots en une seule patrouille, c’est au cours de celle-ci que Walker perd l’un de ses escorteurs par torpillage. La population de Liverpool qui s’est déplacée en masse, est en liesse quand le groupe rejoint le port. Le Premier Lord de l’Amirauté est présent pour accueillir les héros, Walker est promu capitaine de vaisseau et reçoit sa deuxième barrette à sa DSO.

Walker est désigné comme flanc-garde lors de l’opération Overlord, aucun sous-marin allemand ne passera durant les quinze jours de son tour d’opération. Infatigable en apparence, Il ne prendra aucun repos au cours de ces deux semaines à la mer, ce qui lui vaut sa troisième barrette.

Le 15 juillet 1944, il est victime d’une attaque cérébrale qui l’emporte le lendemain à 48 ans. Son décès fut attribué à l’épuisement causé par une surcharge de travail. Il restera comme l’As des forces anti-sous-marines de la seconde guerre avec 21 U-Boots coulés à son actif ce qui en fit le pire ennemi des submersibles.

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Chocolat ?

Un symbole de la libération en France, la barre de chocolat distribué par les Gi’s lors de la libération. Elle était inconnue de la population à cette époque. Du moins pas ce chocolat-là, c’était une barre de chocolat au lait, que les Américains appelaient la barre Hershey’s.

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La compagnie Hershey’s, s’engage à mettre une barre chocolatée dans les rations de chaque soldat du front. Dans la ration "K", la boite de ration de combat standard du soldat américain, la barre de chocolat occupait une place importante représentée par une petite et une grande tablette.

La tablette était loin de remporter un prix culinaire, John Otto, chef de peloton dans la Cie A du 505th PIR de la 82e aéroportée : "Elles sont grandes, et épaisses, et elles ne sont pas du tout bonnes. Mais je devais avoir une terrible faim parce que je les ai essayées une fois…. Quoi qu’ils mettent dedans ils ne les ont pas goûtées avant de les mettre dans la K ".

En fait, le service d’intendance avait ordonné expressément que ces barres de chocolat ne devaient pas être trop appétissantes, afin que les soldats ne les mangent pas trop vite. Ces barres ont été créées pour la survie, pas pour servir de dessert. La Hershey’s contenait du chocolat, de la farine d’avoine, de la graisse de cacao, du lait écrémé et des colorants artificiels. Plus de 380 millions de tablettes de chocolat spéciales militaires furent produites pendant la guerre. Des tablettes de chocolat tropicales furent spécialement conçues pour résister à la chaleur intense des tropiques et le désert. Elles devaient avoir un point de fusion élevée, alors manger de telles choses n’était pas forcément aisé. Les barres avaient un goût un peu cireux ou gras, elles étaient destinées à être mangées par tout petit morceau. Pour faciliter la digestion un message sur l’emballage disait que la barre chocolatée "pouvait être dissoute par l’effritement dans une tasse d’eau bouillante."

Ce sont ces barres chocolatées que les GI’s distribuaient sur les routes et chemins aux gens trop contents de trouver une denrée rare et une friandise pour les enfants. Elles ont contribué à la légende des GI’s venus libérer l’Europe du Joug Nazi.

Michèle Herzog avait cinq ans et vivant avec ses parents à Vincennes, à l’est de Paris, par où les Américains sont passés pour libérer Paris. " Mes parents ont adoré les Américains," dit-elle. « Mon frère était déjà très bon musicien. Le saxo était son instrument de prédilection, encore aujourd’hui. Il a fait la connaissance de plusieurs soldats, et ils ont joué de la musique ensemble. Ainsi Sydney, Freddie, et d’autres dont j’ai oublié les noms sont venu, ici, à votre place pour le dîner, chacun d’entre eux à chaque fois, apportait des goodies pour la petite sœur : chocolat, chewing-gum, des cornichons, corned-beef, et une sorte de biscuit dur. Je me souviens surtout du chocolat parce que je l’aimais beaucoup, il avait été rationné pendant la guerre ".

Cette barre de chocolat au lait fut très vite adoptée en France et continue aujourd’hui de hanter nos placards, regardez bien la marque de fabrication la prochaine fois que vous mangerez un Kit-Kat. L’entreprise Hershey’s se charge encore aujourd’hui de sa fabrication mais pour Neslé, elle est la descendante des fameuses barres de chocolat de la libération !

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Présentation :

(Histoire d’une photo), Nous sommes le 16 mai 1945, à Londres, cette vue insolite représente l’U-Boot U-776 passant sur la Tamise devant Big Ben et le Parlement peu après sa reddition. Le sous-marin a répondu aux ordres de l’amiral Donitz du 7 mai, demandant à tous les u-Boots encore en mer de faire surface, de hisser le drapeau noir de la reddition et de se rendre dans le port allié le plus proche en se faisant connaître et en signalant leur position. Un seul U-Boot, le U-2336 ne reçut pas le message et dans la nuit du 7 au 8 mai 1945, il lança la dernière torpille de la guerre, en Europe, contre un navire marchand canadien, en route vers l’Écosse. L’U-776 un sous-marin de type VIIC restera à quai à Londres le temps de satisfaire la curiosité de la population, puis il fût amené au large de l’Irlande pour être sabordé avec une centaine d’autres U-Boots.

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Messieurs les Anglais !

Septembre 1940, à Londres, Le Blitz est en cours, Le "Gros" Goering espère encore mettre l’Angleterre à bas, les bombardiers HE-111 commencent le bombardement des Docks de la Tamise. Des bombes tombent un peu n'importe où selon les interceptions en cours de la RAF. Le Matin dans les rues de la métropole il est de bon ton de demander où en est le score ? Score de la RAF bien sûr !

Une bombe est tombée sur le green du parcours de Golf, le règlement du club doit être modifié en conséquence, dorénavant : toute balle déplacée du fait de l’action de l’ennemi pourra être remise en place. Toute balle tombée dans un trou de bombe pourra être jouée. Si un jeu est perturbé par une explosion ou des tirs de mitrailleuses, le joueur aura le droit à une autre balle. Toutes ces actions entraînent une pénalité d’un coup !

On peut lire dans les journaux : Des anneaux en métal sont demandés en ville pour attacher solidement les chevaux durant une alerte afin que ceux-ci ne puissent pas rompre les attaches et parcourir la ville au galop, devenant ainsi une source de danger pour la population.

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Défiant la raison

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Le Boulton Paul Defiant était un avion aux lignes racées, ressemblant beaucoup aux Hurricanes et aux Spitfires, il était dans un premier temps confondu avec ces deux appareils. Il entre en service en 1937 en tant que chasseur de bombardier, il avait la particularité d’être biplace, équipé d'une tourelle derrière le poste de pilotage. Redoutable avec ses quatre mitrailleuses de 7,7 mm, il était dépourvu d’armement vers l’avant, ce qui en faisait un piètre chasseur. Le défiant avait été pensé pour devenir la bête noire des bimoteurs et quadrimoteurs ennemis, sa tactique était de se placer sous l’appareil ennemi, pour l’abattre par des tirs dans ses parties les plus fragiles. Il était équipé du fameux moteur Roll Royce merlin III, comme le Hurricane et le Spit mais étant plus lourd que ses cousins, il allait également moins vite avec ses 485 km/h de pointe. Seuls deux escadrons étaient équipés de Boulton Paul Defiant, les Squadrons 141 et 264.

Son premier emploi tactique fut en juin 1940, en France, lors du rembarquement de Dunkerque où il eut son heure de gloire. En effet les chasseurs allemands ne connaissaient pas ce type d’appareil et comme bon chasseurs ils venaient se placer derrière le Defiant et ses deux mitrailleuses doubles coaxiales. Cet avantage ne dura qu'un temps, les Allemands se rendirent vite compte qu’une attaque par-devant ou dessous le mettaient à terre car le Défiant était incapable de se défendre sous ces angles, les deux squadrons 141 et 264, subirent alors des pertes terribles. Il fut très peu utilisé durant la bataille d’Angleterre, puis fut versé dans la chasse nocturne fin août 1940. Le squadron 307 est ainsi créé, spécifiquement destiné à la chasse de nuit et équipé en conséquence des premiers radars AI Mk II. Malgré sa tourelle, Bien que possible, le Defiant ne pouvait tirer que rarement vers l'avant car les éclairs des tirs éblouissaient le pilote.

Tous les pilotes du 307e de la RAF étaient Polonais, il fut suivi des squadron 255 et 256 en décembre 1940, puis par le 151, cela en réponse au Blitz imposé par les Allemands sur les villes Britanniques. Toutes ces unités étaient pleinement opérationnelles début 1941, au moment même où les avions durent être modifiés pour installer le nouveau radar d'interception AI Mk VI. Mais Dès le milieu de 1941, les Defiants étaient à la traîne face à des concurrents autrement plus efficaces comme le Mosquito et en 1942 il est retiré du service pour servir de remorque de cible ou le sauvetage en mer où il était très apprécié pour son endurance, sa carrière prit fin en 1946.

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Polskie Sily Powietrzne.

S’il est bien des hommes qui méritent le titre de combattants, ce sont bien les Polonais qui n’ont eu de cesse de croire en leurs convictions. Ils combattirent du premier au dernier jour de la seconde guerre, qui commence par l’invasion de la Pologne. C’est particulièrement vrai pour les aviateurs Polonais qui feront l’ensemble de la guerre sans jamais s'arrêter, le 1er septembre 1939, ils engagent le bras de fer contre la Luftwaffe, et terminent par des survols de Berlin le 8 mai 1945.

L’invasion de la Pologne par la Russie et l’Allemagne, se termine, que déjà les pilotes Polonais se dirigent vers la France en passant par la Hongrie et la Roumanie, pour poursuivre le combat avec des avions plus modernes que les pauvres appareils PZL P-7 et PZL P-11. La châsse polonaise de 1939 ne comprend qu’environ 200 avions, mais l’amère expérience acquise durant la campagne de septembre, sera très appréciée et même recherchée par l’état-major Français. Leur attitude dans les airs démontre leur qualité de combattant. Cette réputation de combattant ardu et pugnace vient peut-être de l’insigne cousu sur la poitrine de leur combinaison.

C’est un aigle fier et dressé sur ses pattes, il représente l’âme des forces polonaise, cet aigle était déjà présent sur la poitrine des Hussards du 16 et 17e siècle. Cette force de cavalerie redoutée dont la tactique consiste, à rangs serrés, de charger l’ennemi sabre au clair, disloquant la ligne et engendrant le chaos.. L’aviation polonaise en est l’héritière, la force ailée, Les pilotes Polonais opteront pour le symbole de cette unité légendaire. Le groupe de chasse "Varsovie" sera présent dans le ciel de France du 10 mai au 19 juin 1940, puis rejoindra la Grande-Bretagne avec 56 victoires.

Les 300e, 301e, 302eet le 303e forment les quatre escadrons de l’aviation polonaise en Grande-Bretagne après la bataille de France commence celle d’Angleterre. Après un temps de formation sur monoplan le 302e "Poznan" et 303e "Kosciuszko", escadrons de chasse sur Hurricanes, sont lancés dans la bataille âpre et sanglante. Les réticences des Anglais à utiliser les compétences Polonaises viennent principalement du fait que l’anglais n’est pas compris par les Polonais qui ont une tendance très franche au Français comme deuxième langue. La stratégie anglaise est basée sur la communication et devant des pilotes qui ne feront jamais d’effort pour apprendre l’anglais l’état-major de Dowding est très réservé dans un premier temps. Mais face aux pertes des Britanniques, bientôt les Polonais seront intégrés au dispositif de défense. La légende des pilotes polonais est en marche ils représentaient 5 % du corps des pilotes alliés mais engendreront 12 % des pertes de la Luftwaffe totales en seulement deux mois d’intenses combats de septembre et octobre 1940. C’est surtout l’œuvre de l’escadron de chasseurs varsoviens Tadeusz Kościuszko, le 303e, qui basé près de Londres détruira le plus de bombardiers allemands avec 126 victoires et deviendra l'un des plus titré de la RAF.

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Le Baron voit rouge

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Né en 1912 dans la capitale Belge, Le baron Jean de Selys Longchamps, est officier de réserve quand l’Allemagne envahi l’État fédéral en 1940. Il gagne l’Angleterre par Dunkerque puis repart aussitôt en France combattre l’envahisseur. Fin juin lorsque la capitulation est signée il rejoint le sud de la France et prends un bateau à Marseille à destination de Gibraltar, le bateau fait escale au Maroc, De Selys en profite pour tenter de voir des pilotes Belges, il est arrêté par la police de Vichy et emprisonné. Il est promptement renvoyé à Marseille puis au camp de Montpellier. De Selys s’échappe et passe en Espagne puis Gibraltar et rejoint enfin l’Angleterre ou il s’engage dans la RAF. Il a 28 ans, ce qui est un peu vieux pour être admis pilote de chasse, devant le recruteur il ment sur son âge, après un temps de formation, il est affecté au 609e squadron, majoritairement composé de Belges, dans le Kent.

En 1943, le 609e, vole dorénavant sur des Hawker Typhoon, véritable bête de combat racé surnommé "Tyffie" par les pilotes, reconnaissable à son énorme prise d’air en barbiche il est équipé de quatre canons Hispano-Suiza HS-404 de 20 mm (en remplacement des 6 mitrailleuses 7.7). Les 20 mm peuvent délivrer chacun, 640 obus explosifs, en 1 minute de tir, c’est un destructeur né. Sa vitesse de pointe de 665 km/h peut être ramenée à 200 en vitesse lente pour les besoins de l’action. Sa verrière en goutte d’eau possède une particularité, elle est équipée d’une portière et une manivelle qui permet de descendre une vitre coulissante. Cet avion pèse 4 tonnes à vide et six avec le plein d’armement, c’est dire les dégâts qu’il peut engendrer.

Jean de Selys a une idée derrière la tête, lui seul sait le pourquoi, mais il veut faire un coup d’éclat sur le sol Belge afin de redonner, à tous les Belges, l’espoir de jours meilleurs. Pour cela il propose à sa hiérarchie, fin 1942, un projet de mitraillage d’un immeuble de Bruxelles, siège de la Gestapo. Mi-janvier 1943 sa requête reste sans réponse, il décide de passer à l’action sans l’aval de ses supérieurs.

Nous sommes le mercredi 20 janvier 1943, c’est une froide journée d’hiver mais le temps est beau sur l’Angleterre. De Selys et son coéquipier, le F/Sgt André « le men » Blanco, décollent de l’aérodrome de Manston, dans le Kent. La mission du jour est de bombarder la gare de triage de Saint-Pierre et un nœud ferroviaire dans les environs de Gand. Une fois l’objectif atteint les deux appareils prennent la route des îles Britanniques mais De Selys donne l’ordre à son Flight-Sergeant de rentrer seul à Manston, il doit faire un détour, puis rentrera plus tard, sur quoi les deux avions empruntent deux routes divergentes. L’avion de Jean prend la direction du Sud Est, Bruxelles est à seulement 60 km.

Jean De Selys a étudié très en avant son coup, lisant les rapports de la résistance, étudiant les cartes, cherchant un objectif digne des capacités de son "Tyffie". Son choix s’est arrêté sur un immeuble dans le centre de Bruxelles, il abrite le quartier général de la Gestapo. Le Baron connaît bien l’endroit, c’est un immeuble haut de douze étages, il s’y est rendu plusieurs fois avant-guerre car l’un de ses amis y habitait. L’endroit se distingue facilement, c’est le seul à être aussi haut dans la rue, de plus, il offre du toit une vue imprenable sur le Parc de la Cambre et l’avenue Émile De Mot, qui est en face.

Le Typhoon vole maintenant au raz des toits dans la ville bruissante, les têtes, dans la rue, se tournent et suivent du regard cet avion qui va s’écraser. Mais non il se dirige maintenant vers le champ de courses hippique, qui est un bon repère pour le pilote concentré sur son action. Un coup de palonnier à droite et la manette des gaz baissée au minimum, 200 km/h, il vole au raz des arbres qui bordent la rue, le "Tyffie" remonte l’avenue Émile De Mot, il longe le parc, mettant l’immeuble au bout, plein cadre dans le viseur. De Selys, pointe le bas de l’immeuble et commence un long tir de ses quatre cannons de 20 mm, il remonte le nez de l’appareil encadrant toute la façade l’immeuble, là où se trouvent les beaux bureaux des officiers. Il perçoit les éclats pénétrant les murs, la poussière qui se dégage et les vitres qui volent en éclats. Le balayage est parfait et pour mettre un point d’honneur à son acte, il détruit le canon de DCA installé sur la terrasse du toit, là où il fumait avec son ami dans un autre temps. Le Baron De Selys remet les gaz et dans un virage serré, il ouvre la vitre coulissante et jette un drapeau Belge et celui de l’union-jack dans la rue.

Une heure à peine après son acte héroïque, il est de retour à Manston sain et sauf. Dans la capitale belge, la Gestapo relève ses morts, la façade de l’immeuble est criblée d’impacts, Jamais les Allemands n’ont communiqué sur le nombre de victimes, un rapport retrouvé après-guerre parle de 30 morts dont quatre officiers supérieurs, sans compter les blessés. Quoi qu’il en soit ce qui est sûr c’est que le commandant adjoint est dans la liste des morts. Les Bruxellois défileront durant des jours devant l’immeuble au grand dam des Allemands. De Selys sera rétrogradé au rang d’Officier Pilote et transféré au 3e Squadron, pour sa digression aux ordres, mais il reçut la Distinguished Flying Cross pour son coup d’éclat.

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Un mois après les faits, le Baron affronte un Fock-Wulf 190 dans un combat de face-à-face, et l’abat, le 23 février il attaque une vedette torpilleur dans le Channel, il est cité à l’ordre du jour :

"Pilote de chasse animé d’un courage et d’une détermination remarquables. A fait preuve d’une extrême ténacité au cours d’un récent combat de nuit contre des vedettes armées en retournant huit fois à l’attaque malgré une opposition intense de tir et de projecteurs ennemis".

Le 16 août 1943, au retour d’une mission sur Ostende il trouve la mort en s’écrasant à l’atterrissage. Jean de Selys Longchamps est enterré, tout près de l’aérodrome de Manston à Thanet, dans le Kent. L’immeuble de Bruxelles, situé avenue Louise existe toujours et une plaque commémorative est apposée devant, pour immortaliser son incroyable action.

Edited by Logarou

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Raid sur Sidi Haneish

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Dans la nuit du 26 au 27 juillet 1942, se déroule un raid commando sur la base aérienne de Sidi Haneish en Égypte, (Sidi Haneish pour les Britanniques et Haggag el Qasaba pour les Allemands d’où une certaine confusion), tenue par la Luftwaffe de Rommel. L’objectif de cette mission est de détruire les moyens de ravitaillement du renard du désert, celle-ci entre dans un vaste plan pour la reprise de l’initiative britannique. L’attaque est fulgurante, et bien préparée, 18 jeeps roulent en direction des parkings, c’est le premier usage, en groupe, de jeep Willis modifiées, de la guerre, ils roulent en une formation de " V" inversé ou formation en coin. Arrivés à hauteur, ils mitraillent les appareils stationnés là, Les SAS revendiquent trente-sept avions détruits parmi lesquels des Ju-52s, ME-110 et 109, et HE-111. Les Allemands dans les rapports du St.G. 3 et N.J.G. 2 parlent de dix avions détruits et onze endommagés. Deux SAS britanniques sont tués lors de l’assaut.

Le journal de guerre de la Fliegerführer Afrika, affirme "qu’un groupe de véhicules ennemis de reconnaissance" a attaqué Qasaba-Ouest et détruit cinq JU-87s, trois JU-88s, et deux avions de l’hôpital (Junkers), et déclare gravement endommagés sept JU-87s et trois JU-88s, un BF-110, et deux 87s Ju légèrement endommagés. C’est une grosse confusion quant au résultat du raid, rappelons que ceux-ci se font de nuit en plein désert et sans lumière, au milieu des explosions et des éclairs. Il faut noter que l’attaque ne dure que 15 minutes. Puis les jeeps se retirent rapidement pour se perdre dans les sables.

Lors de ce raid, le premier parachutiste de la France libre est tué au combat, il s’appelait André Zirnheld, il était officier au sein des SAS. Le raid britannique intégrait des Français, c’est la quatrième mission d’André Zirnheld dans le désert. Au petit matin dans le désert la jeep de Zirnheld est victime d’une crevaison et doit marquer une pause le temps de réparer, le Lieutenant François Martin, vient en aide à l’équipage tandis que les autres jeeps continuent leur chemin. Les jeeps retardataires reprennent le chemin mais une seconde crevaison vient contredire leur volonté. Le soleil est levé maintenant et la crainte de voir surgir les avions allemands les oblige à stopper et de se camoufler. Un long moment après, une formation de Stuka Ju-87, arpente le désert à basse altitude et les repère. Les avions reprennent alors de l’altitude et passe en mitraillant les jeeps, puis lors d’un second passage, André Zirnheld est touché à deux reprises, à l’épaule et l’abdomen. Les appareils allemands s’éloignent à la recherche d’autres proies. Les deux Jeeps de la France libre reprennent la route avec André couché à l’arrière de la sienne. Malheureusement les chemins chaotiques ont raison de l’état du blessé et André Zirnheld décède vers 13 heures Une tombe est alors creusée par ses camarades et une croix sommaire la surmonte, « aspirant André Zirnheld, mort pour la France le 27 juillet 1942 », les honneurs militaires lui son rendu.

De retour à la base Martin met en ordre les affaires d’André Zirnheld, dans l’un des carnets il découvre la prière du Para. Zirnheld sera cité à l’ordre de la Libération, avec comme commentaire : « Excellent chef, calme et audacieux. ». Une attitude qui convient parfaitement à la devise des SAS, Who dares wins (Qui ose gagne). Après la guerre André Zirnheld sera inhumé au cimetière des Batignolles à Paris. "La prière" du Para sera adoptée pour tous les Paras Français après-guerre.

Prière des Parachutistes :

Je m'adresse à vous, mon Dieu,

car vous seul donnez ce qu'on ne peut obtenir que de soi.

Donnez-moi, mon Dieu ce qu'il vous reste.

Donnez-moi ce qu'on ne vous demande jamais.

Je ne vous demande pas le repos, ni la tranquillité ni celle de l'âme, ni celle du corps, Je ne vous demande pas la richesse ni le succès, ni peut-être même la santé.

Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement que vous ne devez plus en avoir.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qu'il vous reste Donnez-moi ce que l'on vous refuse

Je veux l'insécurité et l'inquiétude.

Je veux la tourmente et la bagarre et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement, que je sois sûr de les avoir toujours, car je n'aurai pas toujours le courage de vous les demander.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qu'il vous reste.

Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.

Mais donnez-moi aussi le courage et la force et la foi.

Car vous seul donnez ce qu'on ne peut obtenir que de soi.

Edited by Logarou

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Advance Landing Ground en Normandie

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6 juin 1944, le débarquement des alliés est en marche, tous les corps de l’armée sont déployés autour des plages de débarquement, avec l’avancée des troupes, de vastes portions de terrain sont libérées, villages, villes, champs et cultures. L’aviation joue son rôle de chien de garde, et s’enfonce en France pour chasser de l’air toute possibilité allemande de répliquer. La faiblesse de l’aviation alliée réside dans le fait de devoir traverser la Manche pour ravitailler puis revenir reprendre son action. Cela ne laissant que peu de temps aux dessus de la tête de pont pour agir. Très tôt les hommes du génie de la RAF et de l’USSAF investissent les terres pour y installer des terrains d’aviation provisoires. L’idée de créer des Advance Landing Ground, était évidente pour tout le monde et ce fut le Maréchal de l’air, Sir Trafford Leigh-Mallory, qui mit sur pied la trame de cette partie du plan d’invasion. Plus de 30 ALG seraient construits entre juin et juillet 1944 en Normandie, afin de fournir un appui aérien rapproché aux GI’s. Ce sont les hommes du 9e EAF, (IX Engineering Command Air Force US), qui apportèrent leurs savoir-faire pour le D-Day. Ils avaient expérimenté les ALG dans le pacifique, avant d’être détachés sur le théâtre Européen. En mai, juste avant l’invasion, douze Advanced Landing Ground, furent construits dans le sud de l’Angleterre, construction tardive pour éviter d’être découvert.

Dès le 6 juin les hommes du 9e EAF se mirent au travail dans des zones prévues longtemps à l’avance par les reconnaissances aériennes. Les premiers à être mis en service furent, les Emergency Landing strips (ELS) bandes d’atterrissage d’urgence où les avions en difficulté pouvaient se poser (ou se crasher). La piste était courte et sans revêtement car, a priori, on n’en redécollait pas. Parallèlement des pistes de Supply and Evacuation (S & E) furent mises en place, elles servaient à amener des fournitures et ravitaillement au front ; les avions, des C-47 Dakota, repartaient avec les blessés les plus sévères. Les Refuelling and Re-arming Strips (R & R) ou bandes de ravitaillement d’urgence en carburant et en munitions, furent les suivants sur la longue liste des installations prévues.

Mais ce sont les Advanced Landing Grounds (ALG), qui furent les plus nombreux, terrains d’aviation avancés où des Groups entiers pouvaient se poser et y stationner comme s’ils étaient sur un aérodrome "normal". Le N° qui leur était attribué n’avait aucun rapport avec l’ordre dans lequel ils étaient construits mais avec l’ordre de leur planification dans les opérations du Débarquement. Devant les aléas des combats, certains ne furent pas construits aux endroits initialement prévus. 30 terrains américains furent construits en Normandie, dans ce chiffre ne sont pas comptés les petits terrains préparés pour l’aviation légère.

Il ne fallait que trois jours (par temps sec), pour que l’infrastructure de base soit en place, et rende l’ALG opérationnel, tandis que le reste du terrain était installé au fur et à mesure. Ce temps de construction ou d’aménagement d’un aérodrome existant, pouvait être rallongé selon la composition géologique du sol. Avec l’avancée de la ligne de front, de nouveaux terrains temporaires voyaient le jour, alors que ceux des premiers jours étaient développés en Tactical Air Depot (TAD). La première piste opérationnelle fut celle de Poupeville, ELS-1, qui accueillit son premier avion au soir du 6 juin, puis ce fut celle de Saint-Laurent-sur-Mer le 7 juin. Dans le secteur britannique ce fut Anselles, qui fut déclarée opérationnelle le 7 juin.

Le plus gros inconvénient de ces terrains, était la quantité de poussière soulevée par les avions. Cette cause d'usure des moteurs était très concrète, des systèmes de pulvérisation d’eau durent être installés en urgence pour pallier le problème. C’était particulièrement vrai pour la partie Britannique à cause de la nature du sol Lœssique, qui eut un vrai impact sur les Typhoons où les moteurs Napier Sabre souffrirent beaucoup, mais ceci est une autre histoire… Les traces de certains des terrains sont encore bien visibles aujourd’hui dans les champs Normands, beaucoup de matériel de piste se retrouve dans les clôtures entourant les champs. L’histoire de ces terrains se termine après-guerre quand les américains quittent définitivement la France rendant aux paysans l’usage de leurs terres. Les aérodromes officiels retrouvent leurs droits et leurs utilisations par l’armée de l’air française, encore équipée d’avions Britanniques ou américains… pour un temps.

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En Normandie Juin 1944

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Photo Logarou

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On joue ?

Tous les moyens étaient bons pour aider les prisonniers de guerre alliés à s’évader d’Allemagne. Les Services Secret Britanniques du MI9 utilisèrent un grand nombre d’objets pour guider les prisonniers. Ainsi des jeux de société, en apparence, anodins furent envoyés par des associations caritatives totalement fictives, utilisant la distribution des colis de la croix rouge pour arriver à leur fin. Des boîtes de jeux du Monopoly furent envoyées dans les stalags allemands et distribuées aux soldats prisonniers, par les Allemands eux-mêmes. Ces boîtes contenaient des boussoles, cartes, argent, etc.

À titre d’exemple je citerais les cartes de jeux classiques sur lesquelles était imprégné un procédé de pyrotechnie qui permettait d'enflammer la carte et de la faire exploser, à la manière des magiciens au cirque.

Clayton Hutton était un personnage excentrique, très britannique, passionné de magie et d’ingénierie. Il se lança dans la confection d’une carte de l’Europe, propre à permettre à n’importe quel prisonnier de se diriger une fois dehors, il créa 6 régions différentes en six cartes distinctes. Facilement pliable et ne prenant que très peu de place légère mais sans utiliser de papier, car le papier bruisse et un papier qui bruisse c’est un soldat qui a plus de chance de mourir. De plus le papier n’est pas hydrofuge, Clayton se tourna vers un ingénieur Écossais qui venait de breveter un procédé d’impression sur de la soie résistant à l’eau. L’objet était parfait, il apportait la solution à tous les problèmes et il avait toutes les propriétés voulues, surtout une impression sans bavures à base de pectine de fruit. Il restait un problème insoluble, comment faire comprendre aux prisonniers que le contenu du jeu était autrement utile ! Leur faire parvenir les boites de jeux était une chose, leur faire comprendre que des objets étaient cachés à l’intérieur en était une autre. De la monnaie locale était cachée dans les pochettes de disque des gramophones, les crayons de bois étaient creusés, des informations cachées au dos des cartes, des boussoles, des scies, des messages faisaient partie des jeux et autres objets. Comment leur faire comprendre, c’est là que le génie Britannique entre en jeu. Des subtilités linguistiques étaient incluses dans les règles du jeu, toutes britanniques ces jeux de mots échappèrent totalement aux Allemands, qui, de par leur mode de pensée avaient beaucoup de mal à comprendre la logique de tel ou tel mot. Les mots croisés sont un sport "So British" depuis toujours, et ces subtilités cruciverbistes n’échappèrent pas au flegme très anglais des prisonniers. Ainsi une boîte de Monopoly "spéciale" POW (Prisonners Of War) fut créée, le plateau de jeu était épais, en carton, qui intégrait tantôt des ciseaux, une boussole plate, une carte en soie, une scie, des cisailles, de l’argent.

Une multitude d’objets furent utilisés pour faire parvenir aux prisonniers des directives ou des ustensiles, pièces d’échecs, jeux de cartes, livres, disques, mais le plus diabolique fut bien la boîte de Monopoly qui permit à quelques centaines de prisonniers d’entreprendre une évasion et de la réussir.

Alors, se tirer n'est pas joué ?

Parmi les anecdotes originales j’ai relevé celle-ci : un jour dans un stalag anglais des prisonniers britanniques reçurent par erreur des boîtes de beurre de cacahuète destinées aux Américains, c’était un produit très exotique pour eux, alors ne sachant pas quoi en faire, elles servirent dans un premier temps de cirage !

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La fameuse boite de Monopoly du MI9

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Les chasseurs de Félin

Le 12 août 1944, la 2e DB est enfin en ligne et progresse en France dans le cadre de l’opération Américaine Cobra.

C’est à cette date que la 2e DB enregistre sa première victoire. Le quartier-maître Passaquet, du 3e Escadron du GTV (Groupement Tactique Warabiot), est en embuscade avec son TD (Tank Destroyer) "jean-Bart" et le TD "Strasbourg", sur la route d’Alençon quand à un kilomètre, il repère quatre camions allemands transports de troupe faisant routent vers lui. Les deux TD tirent et détruisent les quatre véhicules, dans les fumées surgit un Panther qui a du mal à repérer les deux chars Français. Passaquet est un opticien télémétriste, il indique au tireur la position exacte de l’allemand et en trois coups, l’un des obus perforants détruits le char ennemi. Les Voltigeurs qui accompagnent les deux chars français pour leur protection exultent et des vivats bien français retentissent dans la campagne Normande pour la première fois depuis bien longtemps.

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La grande évasion.

Montgomery n’a pas su abattre son ego lors du montage de l’opération Market-Garden, l’un des plus gros fiascos de la Seconde Guerre mondiale, censé mettre fin à la guerre avant Noël 1 944. Imputant la faute aux autres, américains, Monty ne s’est en fait rendu compte de ses erreurs que devant le décompte des pertes, mais sa volonté de prendre en main la destinée des armées alliées est la plus forte. Il continuera d’intriguer et à vouloir briguer le poste de commandant de l’armée alliée jusqu’à la fin.

Quoi qu’il en soit les parachutistes alliés laissés pour compte et dispersés sur les terres Hollandaises sont encore nombreux à la mi-octobre : près de 2000, pourchassés par la Gestapo et les brigades spéciales. La résistance Hollandaise va faire des miracles pour permettre d’en sauver le plus possible et de leur faire rejoindre les lignes alliées. La 5e brigade SAS, les Belges, est chargée de mettre de la cohésion dans le rapatriement, ils sont parachutés derrière les lignes ennemies afin de localiser et d’organiser les retours. Dans un premier temps ils localisent des hommes, leur fournissent des vêtements, des faux papiers pour leurs faire traverser les lignes, mais très vite les SAS se rendent compte que l’effectif est trop important, près de 140 d’entre eux sont rassemblés par la Résistance et amenés par petits groupes ou individuellement sur les bords du Rhin, cachés dans des fermes, des baraques de pécheurs, dans les bois avec les SAS belges. Le MI9 britannique (chargé du rapatriement des prisonniers) fut contacté pour organiser un rapatriement, en masse, via des canots ou des barges en faisant traverser le fleuve aux rescapés épuisés. Le commandant Fraser des services secrets se charge de rassembler discrètement des canots, dans la nuit du 22 octobre 1944, plus d’un mois après Market Garden, les 140 hommes sont exfiltrés en une seule fois, l’opération Pégase est en marche, un vol de forteresses volantes couvre les bruits au moment de la traversée, et c’est à la barbe des Allemands que les tous les paras et les SAS sont ramenés dans leurs lignes sans aucunes pertes durant l’opération, la résistance Hollandaise a joué un rôle décisif dans ses moments d’extrêmes tensions.

Ce fut la plus grande opération du genre de la guerre.

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Le deuxième plus grand incendie de Londres.

(Histoire d’une photo), dans la nuit du 29 au 30 décembre 1940, Londres subit son plus lourd bombardement de tout le Blitz. La soirée du 29 s’annonce encore calme quand vers 18h00, à la nuit tombée, les sirènes d’alerte retentissent dans la cité. Les appareils de la Luftwaffe ne cesseront de bombarder la ville qu’au petit matin, entre-temps Londres, reçut pas moins de 23.000 Bombes explosives et 100.000 sous-munitions incendiaires. La ville est en feu, les incendies allumés sur les toits le propagent en trois grands foyers, détruisant des immeubles, des églises, et des centres commerciaux. La zone incendiaire est supérieure en superficie à l’incendie de 1666. Les Allemands ont calculé le moment exact de l’action pour faire coïncider le bombardement avec le jusant, c’est-à-dire le moment de la marée où le fleuve est au plus bas, de manière à ce que les lances à incendie des pompiers soient au minimum de la pression, maximisant ainsi les dégâts. Plus de 1500 incendies se développent dans la ville, et les trois plus grands se rejoignent pour former une tempête de feu.

Le Premier Ministre Winston Churchill prend alors la parole à la radio et insiste particulièrement pour que la cathédrale St Paul soit sauvée à tout prix. C’est au prix d’un dévouement extrême que les soldats du feu vont réagir et sauver ce symbole d’une ville martyrisée. Près de 200 gardes de la cathédrale se relaient sur les toits et les combles pour éteindre les bombinettes incendiaires allemandes. Les gardes de St Paul avaient été recrutés parmi les membres de l’institut royal des architectes britanniques, les plus à même de cibler les efforts en cas d’incendie.

160 civils perdirent la vie au cours de cette terrible nuit et un grand nombre de gens moururent de leurs brûlures dans les jours qui suivirent. 14 pompiers périrent également et 250 seront blessés. Un très grand nombre de bâtiments ont été détruits, 14 églises brûlèrent, un grand centre commercial partie en feu et le coffre contenant 5 millions de livres fut retrouvé en partie fondu.

Cette photographie fut prise des toits du Journal le Daily Mail et montre la Cathédrale Saint-Paul au milieu de la fumée tel un navire qui ne sombre pas, fière survivante de cette nuit d’horreur qui montre au peuple britannique, la voie à suivre.

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Saint-Paul au travers des fumées dans la nuit du 29 au 30 décembre 1944 au matin

un film presente cet épisode à visionner en Anglais :

Vidéo, 1ere partie :

Vidéo, 2eme partie :

Edited by Logarou

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Intelligence Service

Le MI9 est un service Britannique chargé de faciliter les évasions et le rapatriement des prisonniers de guerre. Le MI9 était une émanation des services secrets britanniques, il fut créé le 29 décembre 1939. Cette section du War office étudiât et rencontra d'anciens prisonniers de la première guerre afin de déterminer les besoins en la matière. Un enseignement spécial, fut ainsi dispensé par des conseillers aux personnels de combat sur la façon d'échapper à la capture, comment se comporter en tant que prisonnier de guerre, comment planifier des évasions et la façon de communiquer secrètement avec l'Angleterre. Le MI9 développa des codes de type lettre-écriture pour faciliter la communication clandestine et conçu des aides pour faciliter l'évasion des prisonniers de guerre depuis le territoire ennemi. Le service contribua grandement à garder le moral des prisonniers au plus haut en diffusant de l'information et en contre disant la propagande Allemande, au point que certains gardes s'informaient auprès des prisonniers pour savoir ce qui réellement se passait, des rapports de certains SS chargés des camps indiquent s'inquiéter du très haut moral des prisonniers.

Mise en place dans un premier temps pour ramener les pilotes alliés abattus en Angleterre, le service s’est étendu à tous les prisonniers alliés où qu’ils se trouvaient. La première grosse opération fut celle de l’évacuation des derniers soldats de la BEF (British Expeditionary Force) cachés en France, en juin 1940, après Dunkerque et "l’operation Dynamo".

D'abord installé dans une suite de l’hôtel Métropole de Londres, la prise en charge financière et structurelle du Military Intelligence Section 9 britannique, fut confiée à plusieurs services SOE, MI6, PWE, SACR etc. Ce qui engendra des conflits de pouvoir et de personnes, Churchill lui-même dû intervenir pour faire taire les divers intérêts.

Dès lors une équipe, s’est constitué autour du colonel Norman Crockatt, qui était, avant-guerre, un grand stratège boursier, et qui maintenant mettait ses compétences au service du royaume. Christopher Hutton, était en charge des moyens techniques et logistiques du MI9, il était chargé de concevoir avec son équipe, des matériels afin d’aider les hommes dans les camps à s’échapper. En 1941 le MI9 devint le MI19 car une partie "renseignement" s'ajouta à ses fonctions. Le débriefing complet des prisonniers de retour d'Allemagne, se faisait dans une chambre d'un hôtel en face de la gare centrale et permit de recevoir un grand nombre d'information qui allait aider l'équipe.

Christopher Hutton était une personne très populaire à l'époque, et sans cesse dérangé dans ses recherches il en prit la mouche et se fit construire un bunker souterrain dont l’accès était gardé secret, afin de pouvoir travailler tranquillement à ses projets. C’est ainsi qu’avec son équipe, il inventa une multitude de caches secrètes et stratagèmes, comme par exemple le bouton de tunique creux qui se dévissait vers la gauche, comme ça si quelqu’un tentait de l’ouvrir, il le serrait. C’est avec son équipe qu’il réalisa la boîte de Monopoly spéciale POW, ou la carte imprimée sur de la soie. Les Bottes creuses des pilotes qui contenaient des paquets d’aliments séchés et qui une fois débarrassées des jambières, les bottes devenaient des chaussures de ville. Un jour le centre, reçu de la part de l'un des échappés d’un oflag, une demande des Prisonniers Spéciaux détenus au château de Colditz. Les hommes demandaient un plan complet des étages du château, ils les reçurent, dans des boîtes de conserve, envoyées par les familles des prisonniers via la croix rouge. Mais pas que car dans les boites se trouvaient des "Escapers" L'ingénieur Hutton conçu un couteau, "l’Escaper", muni d’une lame très solide, d’un tournevis, trois scies, un nécessaire de crochetage, un coupe fils et d’un poinçon de forçage.

C’est en faisant appel à l’expertise de Jasper Maskelyne, célèbre illusionniste qui fit disparaitre Le Caire, que le MI19 créa de toutes pièces des ustensiles d’évasion cachés dans les endroits les plus improbables. Les personnels navigants étaient sensibilisés au fait de pouvoir, un jour, être détenus par les Allemands et de devoir tout faire pour revenir dans leurs lignes et que le MI19 les aiderait en cela, on ne leur dit jamais où étaient cachés les objets mais au contraire comment les chercher. Le MI19 possédait des antennes sur tous les théâtres d’opérations, en Indes, Birmanie, Chine etc. C’était une guerre permanente pour fournir des aides aux POW car les geôliers s’adaptaient également très vite aux stratagèmes anglais, les fouilles étaient permanentes, de jour comme de nuit, la répression était terrible si un échappé était rattrapé et cela pour tout le baraquement, c’était des punitions collectives et souvent injustes, mais ceci est une autre histoire.

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En 1940 le 6éme Génie avait pour seul véhicule ......une charrette à bras :blink:. Ils avaient des balles et des fusils mais ce n'étaient pas les bonnes balles pour les fusils. Alors quand certains (dont un de mes amis ) écrivent des livres "Et si la France avait continué la guerre".......

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